Exportations. Comment protéger les entreprises marocaines des impayés en Afrique?
À Casablanca, l’ASMEX et la SMAEX ont mis l’accent sur les risques d’impayés auxquels sont exposés les exportateurs marocains sur les marchés africains. Au cœur des échanges : le dispositif Tassdir+, qui couvre les risques commerciaux et politiques dans 15 pays, avec une garantie pouvant atteindre 80 % des créances assurées.
Mounia Kabiri Kettani
L’ASMEX et la SMAEX misent sur l’assurance-crédit, notamment à travers le dispositif Tassdir , pour sécuriser les créances des exportateurs marocains en Afrique et faciliter leur accès au financement.
Décrocher un contrat à l’international ne suffit pas à garantir son paiement. Pour les entreprises marocaines qui prospectent les marchés africains, les impayés, les difficultés de transfert de devises et les risques politiques peuvent fragiliser la trésorerie et compromettre le financement de nouvelles opérations. C’est dans ce contexte que l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) a consacré sa deuxième Matinale de l’Export aux mécanismes de sécurisation des créances et à leur rôle dans le développement des exportations.
La rencontre, organisée avec la participation de Hicham Zaki, directeur général de la Société marocaine d’assurance à l’exportation (SMAEX), a permis d’examiner les solutions disponibles pour mieux maîtriser les risques de paiement sur les marchés africains et renforcer l’accès des entreprises au financement.
À l’ouverture des travaux, Sonia Mezzour, présidente de l’ASMEX, a rappelé que l’export constitue un choix stratégique pour le Maroc et que le financement demeure l’un des leviers essentiels de son développement. Elle a notamment souligné la nécessité de mieux faire connaître les instruments existants — garanties, cofinancements, assurance-crédit et financements bancaires — et d’en améliorer l’articulation pour répondre aux besoins des exportateurs de biens, de services et des opérateurs du négoce international.
Une couverture pouvant atteindre 80 %
Parmi les dispositifs présentés figure Tassdir+, un mécanisme d’assurance-crédit soutenu par l’État et destiné aux entreprises marocaines exportatrices de biens et de services. Il couvre les risques commerciaux et politiques dans 15 pays africains, y compris sur certains marchés où les solutions d’assurance classiques peuvent se révéler difficiles à mobiliser.
Selon les modalités présentées lors de la rencontre, les plafonds de crédit varient de 150.000 à 1,5 million de dirhams par acheteur, en fonction du pays et du profil de risque. La quotité garantie peut atteindre 80 %, tandis que les primes se situent entre 0,5 % et 1,75 %, selon les marchés concernés.
L’objectif est de permettre aux entreprises de mieux anticiper les défaillances de leurs acheteurs et de limiter les conséquences financières d’un défaut de paiement. Les échanges ont également porté sur l’évaluation de la solvabilité des clients, le suivi des encours et les procédures de recouvrement.
D’autres instruments ont été présentés, notamment l’Assurance Prospection et l’Assurance Foire, qui visent à accompagner les entreprises dans leurs démarches de développement commercial à l’international.
Au-delà de la couverture des impayés, l’assurance-crédit peut jouer un rôle dans le financement des opérations d’exportation. En sécurisant les créances commerciales, elle contribue à réduire l’exposition au risque et peut faciliter les relations entre les entreprises exportatrices et les établissements bancaires.
Le transfert du droit à indemnité peut notamment permettre à une entreprise de mobiliser ses créances assurées auprès d’une banque, sous réserve des conditions applicables. La couverture du risque de non-paiement devient ainsi un levier potentiel pour améliorer l’accès au financement et préserver la trésorerie.
Cet enjeu concerne particulièrement les petites et moyennes entreprises ainsi que les primo-exportateurs, dont les ressources financières peuvent être rapidement affectées par un incident de paiement. La sécurisation des créances doit donc être anticipée dès la négociation commerciale, au même titre que le prix, les délais de livraison et les conditions de règlement.
Pour l’ASMEX, l’enjeu consiste désormais à rapprocher les différents mécanismes existants afin de proposer aux exportateurs une offre de financement plus cohérente. Dans le cadre de sa feuille de route, l’association a engagé des échanges avec les acteurs de l’écosystème, notamment Tamwilcom, et poursuit cette démarche avec la SMAEX et les autres partenaires institutionnels.
L’objectif est d’examiner les possibilités d’articulation entre la garantie, le cofinancement et l’assurance-crédit, en s’appuyant notamment sur les contrats fermes des exportateurs. Une meilleure coordination de ces instruments pourrait contribuer à faciliter le financement des commandes et à réduire les contraintes rencontrées par les entreprises dans leur développement international. « L’État et ses institutions ont mis en place des instruments de qualité au service des exportateurs. Notre responsabilité, aux côtés de nos partenaires, est de les faire mieux connaître et de les rapprocher, pour qu’un risque couvert devienne un risque finançable et que chaque commande signée puisse devenir une commande financée », a déclaré Sonia Mezzour.
De son côté, Hicham Zaki a insisté sur le rôle de l’assurance-crédit dans la sécurisation des transactions et la préservation de la trésorerie des entreprises. Sur les marchés africains, caractérisés par des niveaux de risque variables, ces mécanismes peuvent contribuer à soutenir le développement international des opérateurs marocains et à renforcer leur compétitivité.
À travers ses Matinales de l’Export, l’ASMEX entend ainsi rapprocher les entreprises des institutions chargées de mettre en œuvre les dispositifs de soutien. L’ambition est de permettre aux exportateurs de mieux maîtriser les conditions d’accès aux garanties disponibles et d’intégrer la gestion du risque de paiement dans leur stratégie commerciale, alors que les marchés africains représentent des débouchés importants pour les entreprises marocaines.
La rencontre, organisée avec la participation de Hicham Zaki, directeur général de la Société marocaine d’assurance à l’exportation (SMAEX), a permis d’examiner les solutions disponibles pour mieux maîtriser les risques de paiement sur les marchés africains et renforcer l’accès des entreprises au financement.
À l’ouverture des travaux, Sonia Mezzour, présidente de l’ASMEX, a rappelé que l’export constitue un choix stratégique pour le Maroc et que le financement demeure l’un des leviers essentiels de son développement. Elle a notamment souligné la nécessité de mieux faire connaître les instruments existants — garanties, cofinancements, assurance-crédit et financements bancaires — et d’en améliorer l’articulation pour répondre aux besoins des exportateurs de biens, de services et des opérateurs du négoce international.
Une couverture pouvant atteindre 80 %
Parmi les dispositifs présentés figure Tassdir+, un mécanisme d’assurance-crédit soutenu par l’État et destiné aux entreprises marocaines exportatrices de biens et de services. Il couvre les risques commerciaux et politiques dans 15 pays africains, y compris sur certains marchés où les solutions d’assurance classiques peuvent se révéler difficiles à mobiliser.
Selon les modalités présentées lors de la rencontre, les plafonds de crédit varient de 150.000 à 1,5 million de dirhams par acheteur, en fonction du pays et du profil de risque. La quotité garantie peut atteindre 80 %, tandis que les primes se situent entre 0,5 % et 1,75 %, selon les marchés concernés.
L’objectif est de permettre aux entreprises de mieux anticiper les défaillances de leurs acheteurs et de limiter les conséquences financières d’un défaut de paiement. Les échanges ont également porté sur l’évaluation de la solvabilité des clients, le suivi des encours et les procédures de recouvrement.
D’autres instruments ont été présentés, notamment l’Assurance Prospection et l’Assurance Foire, qui visent à accompagner les entreprises dans leurs démarches de développement commercial à l’international.
Au-delà de la couverture des impayés, l’assurance-crédit peut jouer un rôle dans le financement des opérations d’exportation. En sécurisant les créances commerciales, elle contribue à réduire l’exposition au risque et peut faciliter les relations entre les entreprises exportatrices et les établissements bancaires.
Le transfert du droit à indemnité peut notamment permettre à une entreprise de mobiliser ses créances assurées auprès d’une banque, sous réserve des conditions applicables. La couverture du risque de non-paiement devient ainsi un levier potentiel pour améliorer l’accès au financement et préserver la trésorerie.
Cet enjeu concerne particulièrement les petites et moyennes entreprises ainsi que les primo-exportateurs, dont les ressources financières peuvent être rapidement affectées par un incident de paiement. La sécurisation des créances doit donc être anticipée dès la négociation commerciale, au même titre que le prix, les délais de livraison et les conditions de règlement.
Pour l’ASMEX, l’enjeu consiste désormais à rapprocher les différents mécanismes existants afin de proposer aux exportateurs une offre de financement plus cohérente. Dans le cadre de sa feuille de route, l’association a engagé des échanges avec les acteurs de l’écosystème, notamment Tamwilcom, et poursuit cette démarche avec la SMAEX et les autres partenaires institutionnels.
L’objectif est d’examiner les possibilités d’articulation entre la garantie, le cofinancement et l’assurance-crédit, en s’appuyant notamment sur les contrats fermes des exportateurs. Une meilleure coordination de ces instruments pourrait contribuer à faciliter le financement des commandes et à réduire les contraintes rencontrées par les entreprises dans leur développement international. « L’État et ses institutions ont mis en place des instruments de qualité au service des exportateurs. Notre responsabilité, aux côtés de nos partenaires, est de les faire mieux connaître et de les rapprocher, pour qu’un risque couvert devienne un risque finançable et que chaque commande signée puisse devenir une commande financée », a déclaré Sonia Mezzour.
De son côté, Hicham Zaki a insisté sur le rôle de l’assurance-crédit dans la sécurisation des transactions et la préservation de la trésorerie des entreprises. Sur les marchés africains, caractérisés par des niveaux de risque variables, ces mécanismes peuvent contribuer à soutenir le développement international des opérateurs marocains et à renforcer leur compétitivité.
À travers ses Matinales de l’Export, l’ASMEX entend ainsi rapprocher les entreprises des institutions chargées de mettre en œuvre les dispositifs de soutien. L’ambition est de permettre aux exportateurs de mieux maîtriser les conditions d’accès aux garanties disponibles et d’intégrer la gestion du risque de paiement dans leur stratégie commerciale, alors que les marchés africains représentent des débouchés importants pour les entreprises marocaines.
