Entreprises publiques. L’État actionnaire accélère la réforme et mobilise 148,5 MMDH d’investissements
Dans son rapport 2024-2025, l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE) met en avant les avancées de la réforme des établissements et entreprises publics (EEP), entre renforcement de la gouvernance, diversification des financements et transformation juridique.
Mounia Kabiri Kettani
L’ANGSPE accélère la réforme des entreprises publiques, avec 148,5 milliards de DH de besoins d’investissement en 2025.
La réforme des établissements et entreprises publics entre dans une nouvelle phase. Dans la deuxième édition de son Rapport sur l’État actionnaire, couvrant la période 2024-2025, l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE) fait état d’avancées en matière de gouvernance, de structuration financière et de modernisation du cadre juridique des EEP.
Ce rapport s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique actionnariale de l’État, encadrée par la loi n° 82-20. L’objectif est de renforcer le pilotage stratégique des participations publiques, d’améliorer la performance des entreprises concernées et de mieux articuler leurs investissements avec les priorités économiques du Maroc.
Le renforcement des mécanismes de gouvernance figure parmi les principaux axes de la réforme. Selon les données présentées par l’ANGSPE, 33 administrateurs indépendants ont été nommés au sein de 24 entreprises publiques, afin de diversifier les compétences représentées dans les conseils d’administration et de renforcer les mécanismes de contrôle.
La structuration des comités spécialisés progresse également. Entre 2023 et 2026, 46 nouveaux comités dédiés notamment à l’audit, aux risques et à la gouvernance ont été créés, tandis que les prérogatives de 21 comités existants ont été élargies.
Sur le plan comptable, l’Agence souligne la consolidation des premiers comptes de l’État actionnaire selon les normes internationales IFRS pour les exercices 2022, 2023 et 2024. Cette démarche vise à améliorer la lisibilité financière du portefeuille public et à faciliter son suivi à l’échelle globale.
L’adoption de chartes cadres relatives à la gouvernance et aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) complète ce dispositif.
148,5 milliards de DH de besoins d’investissement
La question du financement constitue un autre volet majeur de la transformation. En 2025, l’ANGSPE indique avoir structuré des mécanismes de financement alternatifs destinés à couvrir des besoins d’investissement évalués à 148,5 milliards de dirhams.
L’enjeu est de permettre aux entreprises publiques de contribuer aux grands projets d’infrastructure et aux priorités nationales, tout en recherchant des solutions de financement adaptées à leurs capacités et aux contraintes des finances publiques.
La transition énergétique figure également parmi les chantiers accompagnés. Entre 2023 et 2025, plusieurs instruments ont été mobilisés, dont un contrat-programme, sept protocoles d’accord et une convention tripartite associant l’État, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN).
Par ailleurs, l’Agence fait état de 54 demandes d’avis instruites en 2025, portant sur des opérations liées au capital, à la restructuration ou à la gestion du portefeuille public. Ces interventions illustrent le rôle croissant de l’ANGSPE dans le suivi stratégique des participations de l’État.
La modernisation du secteur public passe également par l’évolution du cadre juridique des établissements concernés. Le rapport recense l’adoption et la publication d’une loi et de six décrets d’application encadrant la réforme des EEP.
Deux lois portant transformation d’établissements publics en sociétés anonymes ont également été publiées au Bulletin officiel, tandis qu’un nouveau projet de loi a été validé en Conseil de gouvernement.
Le changement de statut vise notamment à faire évoluer les modes de gestion, à renforcer la responsabilisation des organes dirigeants et à adapter le fonctionnement des entités concernées aux exigences de leur environnement économique. Les modalités de mise en œuvre restent toutefois déterminantes pour mesurer les effets concrets de ces transformations sur leur efficacité opérationnelle et financière.
Au-delà des changements institutionnels et réglementaires, l’objectif affiché par l’État actionnaire est de faire des EEP des acteurs plus performants, capables de soutenir les investissements stratégiques du Royaume et de contribuer au développement économique et territorial. La digitalisation des processus, la valorisation du capital humain et l’intégration des critères ESG font partie des leviers mis en avant par l’ANGSPE.
Ce rapport s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique actionnariale de l’État, encadrée par la loi n° 82-20. L’objectif est de renforcer le pilotage stratégique des participations publiques, d’améliorer la performance des entreprises concernées et de mieux articuler leurs investissements avec les priorités économiques du Maroc.
Le renforcement des mécanismes de gouvernance figure parmi les principaux axes de la réforme. Selon les données présentées par l’ANGSPE, 33 administrateurs indépendants ont été nommés au sein de 24 entreprises publiques, afin de diversifier les compétences représentées dans les conseils d’administration et de renforcer les mécanismes de contrôle.
La structuration des comités spécialisés progresse également. Entre 2023 et 2026, 46 nouveaux comités dédiés notamment à l’audit, aux risques et à la gouvernance ont été créés, tandis que les prérogatives de 21 comités existants ont été élargies.
Sur le plan comptable, l’Agence souligne la consolidation des premiers comptes de l’État actionnaire selon les normes internationales IFRS pour les exercices 2022, 2023 et 2024. Cette démarche vise à améliorer la lisibilité financière du portefeuille public et à faciliter son suivi à l’échelle globale.
L’adoption de chartes cadres relatives à la gouvernance et aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) complète ce dispositif.
148,5 milliards de DH de besoins d’investissement
La question du financement constitue un autre volet majeur de la transformation. En 2025, l’ANGSPE indique avoir structuré des mécanismes de financement alternatifs destinés à couvrir des besoins d’investissement évalués à 148,5 milliards de dirhams.
L’enjeu est de permettre aux entreprises publiques de contribuer aux grands projets d’infrastructure et aux priorités nationales, tout en recherchant des solutions de financement adaptées à leurs capacités et aux contraintes des finances publiques.
La transition énergétique figure également parmi les chantiers accompagnés. Entre 2023 et 2025, plusieurs instruments ont été mobilisés, dont un contrat-programme, sept protocoles d’accord et une convention tripartite associant l’État, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN).
Par ailleurs, l’Agence fait état de 54 demandes d’avis instruites en 2025, portant sur des opérations liées au capital, à la restructuration ou à la gestion du portefeuille public. Ces interventions illustrent le rôle croissant de l’ANGSPE dans le suivi stratégique des participations de l’État.
La modernisation du secteur public passe également par l’évolution du cadre juridique des établissements concernés. Le rapport recense l’adoption et la publication d’une loi et de six décrets d’application encadrant la réforme des EEP.
Deux lois portant transformation d’établissements publics en sociétés anonymes ont également été publiées au Bulletin officiel, tandis qu’un nouveau projet de loi a été validé en Conseil de gouvernement.
Le changement de statut vise notamment à faire évoluer les modes de gestion, à renforcer la responsabilisation des organes dirigeants et à adapter le fonctionnement des entités concernées aux exigences de leur environnement économique. Les modalités de mise en œuvre restent toutefois déterminantes pour mesurer les effets concrets de ces transformations sur leur efficacité opérationnelle et financière.
Au-delà des changements institutionnels et réglementaires, l’objectif affiché par l’État actionnaire est de faire des EEP des acteurs plus performants, capables de soutenir les investissements stratégiques du Royaume et de contribuer au développement économique et territorial. La digitalisation des processus, la valorisation du capital humain et l’intégration des critères ESG font partie des leviers mis en avant par l’ANGSPE.
