Sécurité hydrique. Le Maroc vise 1,8 milliard de m³ d’eau dessalée d’ici 2031
Le gouvernement entend accélérer le développement du dessalement de l’eau de mer, poursuivre la construction de barrages et renforcer les transferts d’eau entre bassins pour sécuriser l’approvisionnement du Royaume. L’objectif est de réduire la dépendance aux précipitations, notamment pour l’irrigation agricole.
Mounia Kabiri Kettani
Le Maroc prévoit de renforcer sa sécurité hydrique en accélérant le dessalement de l’eau de mer, avec un objectif de 1,8 milliard de m³ d’ici 2031, tout en poursuivant la construction de barrages et les transferts d’eau entre bassins.
Le Maroc mise sur la diversification de ses ressources pour consolider sa sécurité hydrique. Lors de la présentation du programme gouvernemental, la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures hydrauliques, avec une place centrale accordée au dessalement de l’eau de mer.
L’ambition affichée est de porter les capacités de mobilisation de l’eau dessalée à 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031. Cette orientation vise à répondre aux besoins du Royaume en eau potable, tout en réduisant la dépendance de l’agriculture aux précipitations pour l’irrigation des terres.
Le dessalement au cœur de la stratégie
Le développement des stations de dessalement constitue l’un des principaux leviers de la stratégie hydrique annoncée par le gouvernement. Le Maroc dispose actuellement de 17 stations de dessalement, avec l’ambition de porter leur nombre à 36 à l’horizon 2030.
Parmi les projets en cours, la station de dessalement de Casablanca occupe une place particulière. Présentée comme la plus grande installation de ce type en Afrique, elle affiche un taux d’avancement de 50 %, selon les données communiquées lors de la présentation du programme gouvernemental.
Le renforcement de cette infrastructure doit contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement et à limiter la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des précipitations.
En parallèle du dessalement, le gouvernement prévoit de poursuivre la construction de barrages, en accordant une attention particulière aux zones arides et semi-arides, aux régions montagneuses et aux oasis.
Le Maroc compte actuellement 154 barrages, pour une capacité de stockage de 20,7 milliards de mètres cubes. Les travaux se poursuivent pour la réalisation de 14 barrages supplémentaires à travers le Royaume. À ces infrastructures s’ajoutent 155 petits barrages, qui participent également à la mobilisation des ressources hydriques.
Cette approche vise à renforcer les capacités de stockage et à mieux répartir les ressources disponibles entre les différentes régions du pays. La stratégie gouvernementale prévoit également la réalisation de projets de transfert d’eau entre bassins hydrauliques et régions lorsque les besoins le justifient.
La cheffe du gouvernement a toutefois souligné que ces transferts devront être conduits sans compromettre les équilibres hydriques des territoires concernés. L’enjeu est de répondre aux déficits locaux tout en préservant les ressources des bassins d’origine.
Au-delà des infrastructures, le gouvernement prévoit d’élaborer un plan national de l’eau destiné à constituer un cadre stratégique de long terme pour la politique hydrique du Royaume.
Ce document devra tenir compte des spécificités naturelles, climatiques, économiques et sociales du pays, tout en assurant une meilleure cohérence entre les politiques publiques liées à l’eau, à l’agriculture, à l’énergie, à l’environnement et à l’aménagement du territoire.
L’ambition affichée est de porter les capacités de mobilisation de l’eau dessalée à 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031. Cette orientation vise à répondre aux besoins du Royaume en eau potable, tout en réduisant la dépendance de l’agriculture aux précipitations pour l’irrigation des terres.
Le dessalement au cœur de la stratégie
Le développement des stations de dessalement constitue l’un des principaux leviers de la stratégie hydrique annoncée par le gouvernement. Le Maroc dispose actuellement de 17 stations de dessalement, avec l’ambition de porter leur nombre à 36 à l’horizon 2030.
Parmi les projets en cours, la station de dessalement de Casablanca occupe une place particulière. Présentée comme la plus grande installation de ce type en Afrique, elle affiche un taux d’avancement de 50 %, selon les données communiquées lors de la présentation du programme gouvernemental.
Le renforcement de cette infrastructure doit contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement et à limiter la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des précipitations.
En parallèle du dessalement, le gouvernement prévoit de poursuivre la construction de barrages, en accordant une attention particulière aux zones arides et semi-arides, aux régions montagneuses et aux oasis.
Le Maroc compte actuellement 154 barrages, pour une capacité de stockage de 20,7 milliards de mètres cubes. Les travaux se poursuivent pour la réalisation de 14 barrages supplémentaires à travers le Royaume. À ces infrastructures s’ajoutent 155 petits barrages, qui participent également à la mobilisation des ressources hydriques.
Cette approche vise à renforcer les capacités de stockage et à mieux répartir les ressources disponibles entre les différentes régions du pays. La stratégie gouvernementale prévoit également la réalisation de projets de transfert d’eau entre bassins hydrauliques et régions lorsque les besoins le justifient.
La cheffe du gouvernement a toutefois souligné que ces transferts devront être conduits sans compromettre les équilibres hydriques des territoires concernés. L’enjeu est de répondre aux déficits locaux tout en préservant les ressources des bassins d’origine.
Au-delà des infrastructures, le gouvernement prévoit d’élaborer un plan national de l’eau destiné à constituer un cadre stratégique de long terme pour la politique hydrique du Royaume.
Ce document devra tenir compte des spécificités naturelles, climatiques, économiques et sociales du pays, tout en assurant une meilleure cohérence entre les politiques publiques liées à l’eau, à l’agriculture, à l’énergie, à l’environnement et à l’aménagement du territoire.
