Bourse de Casablanca : les bénéfices attendus en hausse, les valorisations en repli à l’horizon 2027
Malgré un ralentissement de la croissance bénéficiaire prévu en 2027, BMCE Capital Global Research estime que la Bourse de Casablanca conserve un potentiel d’attractivité. La baisse attendue du ratio cours/bénéfices et la progression des dividendes devraient soutenir cette perspective, avec des performances qui reposeront notamment sur les banques, le BTP et l’électricité.
Mounia Kabiri Kettani
BMCE Capital anticipe une hausse des bénéfices et des dividendes des sociétés cotées en 2027, avec un PER en baisse à 16,8 fois.
La Bourse de Casablanca pourrait aborder 2027 avec des multiples de valorisation plus modérés et des bénéfices toujours orientés à la hausse. C’est l’un des principaux enseignements des projections de BMCE Capital Global Research (BKGR), qui anticipe une progression des résultats des sociétés cotées suivies, tout en prévoyant une évolution moins rapide qu’en 2026.
Sur un échantillon de 40 entreprises, le résultat net part du groupe (RNPG) devrait atteindre 50,6 milliards de dirhams en 2026, soit une hausse de 11,4%, avant de progresser de 6,9% en 2027 pour s’établir à 54,1 milliards. Cette trajectoire recouvre toutefois des dynamiques sectorielles contrastées et reste influencée par plusieurs opérations exceptionnelles.
Pour BKGR, l’intérêt du marché se mesure également à l’évolution des valorisations. Le PER, qui rapporte le cours des actions aux bénéfices des entreprises, passerait de 20,6 fois en 2025 à 18 fois en 2026, puis à 16,8 fois en 2027. Ce dernier niveau serait inférieur à la moyenne historique de 20,3 fois observée sur dix ans. Cette comparaison suggère une valorisation plus modérée, sans préjuger de l’évolution future des cours.
Une croissance bénéficiaire encore marquée par les effets exceptionnels
Les performances attendues en 2026 seront largement portées par les secteurs minier et bancaire. Les mines devraient bénéficier de prix favorables pour les métaux précieux, de la montée en puissance de nouveaux projets et de certaines plus-values de cession. Managem devrait notamment enregistrer un gain exceptionnel estimé à 1,5 milliard de dirhams lié à la cession d’une participation dans le projet aurifère de Gabgaba, au Soudan.
Les banques devraient également contribuer à la hausse des résultats, avec une progression soutenue par les revenus d’intérêts, les commissions et la maîtrise des charges. À l’inverse, les télécommunications pèseraient sur la croissance publiée, notamment en raison de la non-récurrence du produit exceptionnel enregistré par Maroc Telecom dans le cadre du règlement de son litige avec Wana.
En 2027, les banques conserveraient un rôle central dans la progression des bénéfices. Le BTP et l’électricité prendraient davantage de poids, portés respectivement par l’activité liée aux grands chantiers et par les perspectives de développement de Taqa Morocco dans les infrastructures, l’eau et les énergies renouvelables. La contribution additionnelle des sociétés minières serait, en revanche, nettement plus limitée après les gains attendus en 2026.
Les revenus industriels et bancaires restent orientés à la hausse
Au-delà des bénéfices, les projections de BKGR font état d’une progression de l’activité des entreprises suivies. Le chiffre d’affaires global devrait augmenter de 11,5% en 2026, à 347,8 milliards de dirhams. Les revenus industriels progresseraient de 12,9%, tandis que le produit net bancaire augmenterait de 5,1% et le chiffre d’affaires des assurances de 20,5%.
Dans l’industrie, plusieurs groupes devraient soutenir cette dynamique. Managem profiterait de la contribution de ses nouveaux actifs miniers et de l’évolution des cours des métaux précieux. TotalEnergies Marketing Maroc bénéficierait de la hausse des revenus liée aux prix des produits pétroliers, tandis que LabelVie tirerait parti de l’effet en année pleine des ouvertures réalisées en 2025 et de la poursuite de son développement commercial.
Pour 2027, BKGR prévoit une hausse de 7,5% des revenus industriels, à 259,7 milliards de dirhams. SGTM, LabelVie et Cosumar figureraient parmi les contributeurs attendus, grâce notamment à la montée en puissance des carnets de commandes, à l’expansion du réseau de distribution et aux perspectives d’amélioration de l’activité sucrière.
Les banques devraient, pour leur part, poursuivre leur progression sur la base de revenus plus récurrents. En 2026, leur produit net bancaire atteindrait 79,5 milliards de dirhams, en hausse de 5,1%, avant de s’établir à 84,2 milliards en 2027, soit une progression de 5,9%. La marge d’intérêt et les commissions devraient soutenir cette évolution, alors que les revenus des opérations de marché seraient moins dynamiques qu’au cours des exercices précédents.
L’amélioration attendue des résultats devrait également profiter aux actionnaires. BKGR prévoit que les dividendes distribués par les 40 sociétés suivies atteindront 26,4 milliards de dirhams en 2026, en hausse de 6,5%. En 2027, leur montant progresserait de 8,5%, pour atteindre 28,6 milliards.
Sur la base d’une capitalisation boursière supposée stable, le rendement global du dividende s’établirait à 3,1% en 2027, contre 2,6% en 2025 et 2,9% en 2026. La baisse attendue du PER constitue l’un des arguments avancés par BKGR en faveur de l’attractivité du marché. Selon ses projections, le ratio ressortirait à 16,8 fois les bénéfices en 2027, contre une moyenne historique de 20,3 fois. Hors sociétés minières, il serait encore plus faible, à 14,8 fois.
Le bureau de recherche s’appuie également sur le PEG, un indicateur qui met en relation la valorisation d’une action et la croissance anticipée de ses bénéfices. Sur la période 2025-2027, la croissance annuelle moyenne du RNPG du périmètre étudié est estimée à 10,8%. Malgré cette progression, seules sept valeurs afficheraient un PEG inférieur à 1.ù
Les banques figurent parmi les secteurs représentés dans ce groupe, notamment BMCI, Crédit du Maroc et Banque Centrale Populaire. Selon BKGR, ces établissements associent des multiples de valorisation compris entre 9 et 12 fois les bénéfices à des perspectives de croissance bénéficiaire à deux chiffres
Sur un échantillon de 40 entreprises, le résultat net part du groupe (RNPG) devrait atteindre 50,6 milliards de dirhams en 2026, soit une hausse de 11,4%, avant de progresser de 6,9% en 2027 pour s’établir à 54,1 milliards. Cette trajectoire recouvre toutefois des dynamiques sectorielles contrastées et reste influencée par plusieurs opérations exceptionnelles.
Pour BKGR, l’intérêt du marché se mesure également à l’évolution des valorisations. Le PER, qui rapporte le cours des actions aux bénéfices des entreprises, passerait de 20,6 fois en 2025 à 18 fois en 2026, puis à 16,8 fois en 2027. Ce dernier niveau serait inférieur à la moyenne historique de 20,3 fois observée sur dix ans. Cette comparaison suggère une valorisation plus modérée, sans préjuger de l’évolution future des cours.
Une croissance bénéficiaire encore marquée par les effets exceptionnels
Les performances attendues en 2026 seront largement portées par les secteurs minier et bancaire. Les mines devraient bénéficier de prix favorables pour les métaux précieux, de la montée en puissance de nouveaux projets et de certaines plus-values de cession. Managem devrait notamment enregistrer un gain exceptionnel estimé à 1,5 milliard de dirhams lié à la cession d’une participation dans le projet aurifère de Gabgaba, au Soudan.
Les banques devraient également contribuer à la hausse des résultats, avec une progression soutenue par les revenus d’intérêts, les commissions et la maîtrise des charges. À l’inverse, les télécommunications pèseraient sur la croissance publiée, notamment en raison de la non-récurrence du produit exceptionnel enregistré par Maroc Telecom dans le cadre du règlement de son litige avec Wana.
En 2027, les banques conserveraient un rôle central dans la progression des bénéfices. Le BTP et l’électricité prendraient davantage de poids, portés respectivement par l’activité liée aux grands chantiers et par les perspectives de développement de Taqa Morocco dans les infrastructures, l’eau et les énergies renouvelables. La contribution additionnelle des sociétés minières serait, en revanche, nettement plus limitée après les gains attendus en 2026.
Les revenus industriels et bancaires restent orientés à la hausse
Au-delà des bénéfices, les projections de BKGR font état d’une progression de l’activité des entreprises suivies. Le chiffre d’affaires global devrait augmenter de 11,5% en 2026, à 347,8 milliards de dirhams. Les revenus industriels progresseraient de 12,9%, tandis que le produit net bancaire augmenterait de 5,1% et le chiffre d’affaires des assurances de 20,5%.
Dans l’industrie, plusieurs groupes devraient soutenir cette dynamique. Managem profiterait de la contribution de ses nouveaux actifs miniers et de l’évolution des cours des métaux précieux. TotalEnergies Marketing Maroc bénéficierait de la hausse des revenus liée aux prix des produits pétroliers, tandis que LabelVie tirerait parti de l’effet en année pleine des ouvertures réalisées en 2025 et de la poursuite de son développement commercial.
Pour 2027, BKGR prévoit une hausse de 7,5% des revenus industriels, à 259,7 milliards de dirhams. SGTM, LabelVie et Cosumar figureraient parmi les contributeurs attendus, grâce notamment à la montée en puissance des carnets de commandes, à l’expansion du réseau de distribution et aux perspectives d’amélioration de l’activité sucrière.
Les banques devraient, pour leur part, poursuivre leur progression sur la base de revenus plus récurrents. En 2026, leur produit net bancaire atteindrait 79,5 milliards de dirhams, en hausse de 5,1%, avant de s’établir à 84,2 milliards en 2027, soit une progression de 5,9%. La marge d’intérêt et les commissions devraient soutenir cette évolution, alors que les revenus des opérations de marché seraient moins dynamiques qu’au cours des exercices précédents.
L’amélioration attendue des résultats devrait également profiter aux actionnaires. BKGR prévoit que les dividendes distribués par les 40 sociétés suivies atteindront 26,4 milliards de dirhams en 2026, en hausse de 6,5%. En 2027, leur montant progresserait de 8,5%, pour atteindre 28,6 milliards.
Sur la base d’une capitalisation boursière supposée stable, le rendement global du dividende s’établirait à 3,1% en 2027, contre 2,6% en 2025 et 2,9% en 2026. La baisse attendue du PER constitue l’un des arguments avancés par BKGR en faveur de l’attractivité du marché. Selon ses projections, le ratio ressortirait à 16,8 fois les bénéfices en 2027, contre une moyenne historique de 20,3 fois. Hors sociétés minières, il serait encore plus faible, à 14,8 fois.
Le bureau de recherche s’appuie également sur le PEG, un indicateur qui met en relation la valorisation d’une action et la croissance anticipée de ses bénéfices. Sur la période 2025-2027, la croissance annuelle moyenne du RNPG du périmètre étudié est estimée à 10,8%. Malgré cette progression, seules sept valeurs afficheraient un PEG inférieur à 1.ù
Les banques figurent parmi les secteurs représentés dans ce groupe, notamment BMCI, Crédit du Maroc et Banque Centrale Populaire. Selon BKGR, ces établissements associent des multiples de valorisation compris entre 9 et 12 fois les bénéfices à des perspectives de croissance bénéficiaire à deux chiffres
