ANP. 100 millions d’euros pour des ports plus modernes et moins carbonés
Un nouveau financement de 100 millions d’euros vient renforcer le programme d’investissement 2023-2030 de l’Agence nationale des ports. Ce prêt de 13 ans, accordé sans garantie de l’État, accompagnera notamment la modernisation des infrastructures portuaires, la transition énergétique et la résilience du littoral, avec une attention particulière aux ports des provinces du Sud.
Mounia Kabiri Kettani
L’ANP mobilise 100 millions d’euros auprès de l’AFD pour moderniser ses infrastructures portuaires, accélérer leur décarbonation et renforcer la résilience des ports, notamment dans les provinces du Sud.
L’Agence nationale des ports (ANP) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé, mardi à Rabat, une déclaration conjointe portant sur un financement de 100 millions d’euros, soit environ 1,08 milliard de dirhams, destiné à soutenir le programme d’investissement de l’ANP sur la période 2023-2030.
Il s’agit du troisième financement accordé dans le cadre de ce partenariat stratégique. La signature a été effectuée par le directeur général de l’ANP, Mustapha Farès, et la directrice de l’AFD au Maroc, Catherine Bonnaud, en présence notamment du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, et de l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot.
Au-delà de son montant, ce concours financier accompagne plusieurs chantiers structurants pour le secteur portuaire. Il prend la forme d’un prêt non souverain bonifié, d’une durée de 13 ans et accordé sans garantie de l’État. Il vise ainsi à soutenir les investissements de l’ANP tout en s’appuyant sur son propre modèle financier.
Six ports du Sud concernés
Les provinces du Sud occupent une place particulière dans ce programme. Les opérations prévues dans les ports de Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz doivent contribuer au renforcement des capacités portuaires et à l’amélioration de leur intégration dans les circuits économiques nationaux et régionaux.
Pour Nizar Baraka, ces investissements s’inscrivent dans une ambition qui dépasse la seule modernisation des installations. Ils doivent accompagner le développement économique des territoires, valoriser leur ouverture sur l’Atlantique et renforcer leur rôle dans les échanges avec la profondeur africaine. Le ministre a également souligné la dimension stratégique de ces infrastructures dans le développement de la façade atlantique africaine et la promotion de la coopération Sud-Sud.
Le financement de l’AFD s’articule autour de quatre priorités. La première porte sur la réhabilitation et le renforcement des infrastructures portuaires, afin d’améliorer leur sécurité et leur résistance aux contraintes climatiques. La deuxième concerne le développement des énergies renouvelables et le recours au dessalement de l’eau, tandis que la troisième vise l’extension et la modernisation des ports de pêche.
Le quatrième axe porte sur la décarbonation des activités portuaires, notamment à travers l’électrification des quais. Ces équipements doivent permettre de réduire progressivement l’empreinte environnementale des installations et d’accompagner l’évolution des pratiques du secteur maritime.
La question de la résilience du littoral constitue également un enjeu central. Lors de la cérémonie, l’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, a insisté sur la nécessité de protéger les infrastructures côtières contre les effets du changement climatique, notamment la montée du niveau de la mer et les houles violentes. Il a également rappelé l’importance de placer la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations au cœur des projets.
Pour l’ANP, ce nouvel accord confirme la confiance des partenaires financiers internationaux dans sa gestion et dans sa capacité à porter des programmes d’investissement de grande ampleur sans garantie souveraine. Il s’inscrit également dans la continuité des engagements pris lors de la visite d’État du président français au Maroc, le 28 octobre 2024.
Il s’agit du troisième financement accordé dans le cadre de ce partenariat stratégique. La signature a été effectuée par le directeur général de l’ANP, Mustapha Farès, et la directrice de l’AFD au Maroc, Catherine Bonnaud, en présence notamment du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, et de l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot.
Au-delà de son montant, ce concours financier accompagne plusieurs chantiers structurants pour le secteur portuaire. Il prend la forme d’un prêt non souverain bonifié, d’une durée de 13 ans et accordé sans garantie de l’État. Il vise ainsi à soutenir les investissements de l’ANP tout en s’appuyant sur son propre modèle financier.
Six ports du Sud concernés
Les provinces du Sud occupent une place particulière dans ce programme. Les opérations prévues dans les ports de Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz doivent contribuer au renforcement des capacités portuaires et à l’amélioration de leur intégration dans les circuits économiques nationaux et régionaux.
Pour Nizar Baraka, ces investissements s’inscrivent dans une ambition qui dépasse la seule modernisation des installations. Ils doivent accompagner le développement économique des territoires, valoriser leur ouverture sur l’Atlantique et renforcer leur rôle dans les échanges avec la profondeur africaine. Le ministre a également souligné la dimension stratégique de ces infrastructures dans le développement de la façade atlantique africaine et la promotion de la coopération Sud-Sud.
Le financement de l’AFD s’articule autour de quatre priorités. La première porte sur la réhabilitation et le renforcement des infrastructures portuaires, afin d’améliorer leur sécurité et leur résistance aux contraintes climatiques. La deuxième concerne le développement des énergies renouvelables et le recours au dessalement de l’eau, tandis que la troisième vise l’extension et la modernisation des ports de pêche.
Le quatrième axe porte sur la décarbonation des activités portuaires, notamment à travers l’électrification des quais. Ces équipements doivent permettre de réduire progressivement l’empreinte environnementale des installations et d’accompagner l’évolution des pratiques du secteur maritime.
La question de la résilience du littoral constitue également un enjeu central. Lors de la cérémonie, l’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, a insisté sur la nécessité de protéger les infrastructures côtières contre les effets du changement climatique, notamment la montée du niveau de la mer et les houles violentes. Il a également rappelé l’importance de placer la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations au cœur des projets.
Pour l’ANP, ce nouvel accord confirme la confiance des partenaires financiers internationaux dans sa gestion et dans sa capacité à porter des programmes d’investissement de grande ampleur sans garantie souveraine. Il s’inscrit également dans la continuité des engagements pris lors de la visite d’État du président français au Maroc, le 28 octobre 2024.
