Des portraits de Khamenei incendiés en Irak

Par Hamid Enayat

Il existe sur les médias sociaux une profusion d’extraits vidéo montrant que les portraits de Khamenei sont mis à feu par des insurgés en Iran et en Irak. En Irak, les centres de Hachd-al Chaabi et d’autres milices affiliées au régime iranien, principalement dans les villes chiites du centre et du sud de l’Irak, comme Karbala, sont incendiés par des jeunes insurgés. En Iran, du 3 au 12 octobre, les Unités de la Résistance, au cours de deux séries d’activités généralisées dans des villes telles que Chiraz, Ourmia, Kermanshah, Zahedan et Bandar Abbas, ont mis le feu aux portraits de l’Ayatollah Khomeiny, symbole de la République islamique, ainsi que du Guide Suprême Khamenei, des milices et centres paramilitaires, et ont en même temps placé des portraits du chef de la Résistance iranienne, Mme Rajavi. Les Unités de la Résistance en Iran sont dirigées par Maryam Radjavi, chef de l’opposition iranienne.

Les faits et l’unité dans les trois pays sont-ils le fruit du hasard ?

Le soulèvement du peuple iranien contre la dictature du Shah était pour la liberté et le progrès dans les domaines économique, culturel et scientifique. Mais le régime des mollahs, étant le sous-produit d’un événement historique, le fondamentalisme islamique a, par conséquent, été imposé au XXIe siècle, ramenant la société iranienne et les autres sociétés au Moyen-Orient à des siècles en arrière. L’émergence du régime a été un événement historique parce qu’il est sorti du Moyen Âge à la suite du soulèvement populaire contre la dictature du Shah, et alors que toutes les forces progressistes et laïques ont été emprisonnées ou réprimées par la dictature du Shah, abusant des sentiments religieux et de la chaîne des mosquées dans l’Iran, il a été imposé à la société humaine moderne.

Les mollahs, loin du cycle de production avec une pensée rétrograde, mais dans un emballage religieux, s’opposaient à tout développement, bien qu’ils aient utilisé les derniers progrès technologiques en matière de missiles et de communications pour assurer leur survie. L’ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, a déclaré que toute la sédition venait de l’université.

Le fondamentalisme des mollahs est en train de s’étendre pour survivre, et l’Irak a été le meilleur pays pour étendre le régime avec le sanctuaire de six imams chiites dans le voisinage de l’Iran avec mille kilomètres de frontières. Le régime des mollahs soutient et dirige également la Syrie et le Liban via l’Irak. L’ayatollah Khomeiny rêvait de former un califat chiite.

Terrorisme et bellicisme : les clés de la survie de ce régime

Le régime des mollahs, d’une part, provoque la guerre, le terrorisme, la destruction et la mort et, d’autre part, détruit l’économie et les ressources. Depuis son avènement, il y a eu des millions de morts dans les trois pays (Iran, Irak, Liban et autres pays islamiques) et leurs ressources ont été pillées ou leur production et leur économie sont en déclin. La classe moyenne en Iran a littéralement disparu. Dans ces pays très riches, la pauvreté est endémique. Pour cette raison, le soulèvement même s’il commence d’abord sur les exigences de l’économie, il conduit rapidement au rejet de la dictature des mollahs. Les musulmans sont les premières victimes du fondamentalisme islamique.

La pensée fondamentaliste de Téhéran est inconciliable avec l’héritage historique et culturel. Dans des pays comme le Liban, l’Iran et l’Irak, qui ont des milliers d’années d’histoire et de culture, le patrimoine historique et culturel a été détruit. Le fondamentalisme ne reconnaît aucune frontière. Elle doit constamment se développer. Même en Europe et aux États-Unis, elle massacre l’amour et répand la terreur et la haine dans le monde entier.

C’est sur cette destruction des générations et du cycle de production et de culture que les jeunes insurgés sont appelés à écraser le fondamentalisme et à établir un nouveau schéma d’amour et de liberté.

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