La politique iranienne au Moyen-Orient menace la principale route pétrolière mondiale

Par Hamid Enayat

La confrontation entre les navires de la marine britannique et iranienne dans le détroit d’Hormuz a de nouveau mis en lumière la nature intrinsèquement violente du régime de Téhéran.

Ce dernier événement intervient alors que les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran sont à leur paroxysme, depuis que Donald Trump a abandonné l’accord de 2015 sur le nucléaire, l’année dernière au profit d’une campagne de sanctions maximales à l’encontre de l’Iran qui ont dévasté son économie.

Au cours de ces derniers mois, les deux pays sont dans la surenchère. Ils souhaitent chacun faire pression sur l’autre mais comme souvent avec l’Iran nous ne sommes pas à l’abri du déclenchement d’un conflit généralisé.

L’Iran a abattu un drone américain se trouvant dans l’espace aérien international le mois dernier tout en attaquant des pétroliers dans la région. Les Etats-Unis ont donc envoyé des transporteurs, des bombardiers et des avions de combat pour contrer d’éventuelles menaces iraniennes.

La semaine dernière, les autorités de Gibraltar ont intercepté un pétrolier iranien qui violait les sanctions imposées par l’Union européenne en transportant une cargaison de pétrole brut iranienne à destination de la Syrie.

Enfin, ces derniers jours, l’Iran a recommencé à enrichir de l’uranium violant ouvertement les limites de l’enrichissement d’uranium fixées par l’accord de 2015. L’Iran mène des actions terroristes dans le Golfe et abandonne ses engagements sur le nucléaire dans le but de semer la peur.

Une politique extérieure iranienne classique inchangée depuis 40 ans, qui nous prouve une nouvelle fois que le régime de Téhéran, qu’il soit sous l’influence des modérés ou des durs n’a pas changé et ne changera pas. La violation des droits humains et des lois internationales et la terreur font partie intégrante de son ADN. Que ce soit à l’intérieur de son pays ou à l’extérieur tout n’est que démonstration de force pour arriver à ses fins et pérennisé sa dictature religieuse.

On s’aperçoit malheureusement que la politique de complaisance des pays occidentaux à l’égard des mollahs a permis à la théocratie iranienne d’étendre son hégémonie dans la région mais l’a aussi laissée impunie pour ses crimes et actes terroristes, et ce depuis 40 ans.

Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions économiques et politiques visant non seulement divers secteurs de l’économie iranienne, mais également les entités et les acteurs les plus influents de l’État. En mettant fin à cette politique de complaisance, les Etats Unis veulent priver le régime des revenus dont il a besoin pour exporter la révolution, pour mener une politique étrangère expansionniste générant une grande partie de la violence existante au Moyen-Orient. Une politique américaine qui va dans le bon sens et que les autres pays feraient bien de suivre.

Le régime iranien compte toujours sur la terreur et la peur pour asseoir son message. Dès lors pourquoi l’Union européenne continue-t-elle sa politique de complaisance envers le régime des mollahs en cherchant des moyens pour contourner les sanctions américaines.

Le fascisme religieux en Iran est en effet la plus grande menace pour la paix dans le monde aujourd’hui. De l’enrichissement d’uranium (préparation d’une bombe nucléaire), à l’expansion de leur programme de missiles balistiques en violation de la résolution 2231 du CSNU, à l’envoi de forces en Syrie en violation de la résolution 2254 du CSNU jusqu’à l’intensification de leur guerre criminelle dans ce pays. En effet, si les mollahs n’étaient pas soulagés de l’Europe, comment pourraient-ils être si grossiers

Si les européens veulent réellement résoudre cette crise, ils doivent stopper à commercer avec les mollahs qui  alimente la machine de répression et d’assassinat du régime ; continuer à lui faire des concessions ne fera qu’augmenter la perspective de guerre dans a région.

 

laissez un commentaire