Les attaques iraniennes contre les tankers dans le Golfe font partie des fondements du pouvoir iranien

Chronique de Hamid Enayat

Alors que les tensions américano-iraniennes montent en flèche, la menace est grande. Pas seulement pour le commerce mondial, mais aussi pour la paix et la sécurité dans la région et dans le monde.
Les États-Unis, l’Arabie saoudite et le Royaume-Uni sont catégoriques sur le fait que ce sont les forces iraniennes qui ont, d’une manière ou d’une autre, posé des mines magnétiques sur la coque de navires en mouvement et les ont fait exploser.

Bien que l’Iran nie les accusations selon lesquelles il aurait attaqué des pétroliers la semaine dernière, ou la destruction d’un drone américain ce jeudi, il est limpide que de telles actions terroristes font partie des fondements du pouvoir iranien.

L’Iran a toujours agi en tant que provocateur régional, et dans ces derniers événements il n’y a rien différent. L’Iran a de nouveau eu recours à des tactiques liées à sa réputation d’État voyou avec des attaques contre les navires de commerce et la liberté de navigation, des menaces sur la livraison de pétrole et son classique chantage nucléaire. L’illustration parfaite de la continuation de sa politique belliqueuse qu’il mène depuis 40 ans.

Les buts poursuivis par Téhéran sont multiples. En tête d’entre eux se trouve la lutte contre toute opposition. Suit la guerre contre les « grand et le petit Satan », Etats-Unis et Israël, puis le règlement de litiges, comme cela a été le cas au milieu des années 1980 avec la France. Pour l’Iran, le terrorisme est un moyen de combat au même titre que la guerre.
Le régime des mollahs a montré à maintes reprises qu’à défaut d’armes de destruction massive, il appréciait particulièrement les actions terroristes.

Au cours de la dernière année, le régime iranien a intensifié ses activités terroristes en Europe et a simultanément intensifié sa propagande contre l’OMPI. En Albanie, à Paris, aux Pays-Bas, aux États-Unis et au Danemark, rien qu’en 2018, on ne compte plus les tentatives d’attentats terroristes du régime iranien. Que ce soit l’arrestation d’un agent des services secrets iraniens agissant sous couvert de son statut diplomatique autrichien, l’expulsion de trois diplomates iraniens impliqués dans des actions terroristes en France et aux Pays-Bas, les liens plus qu’étroits du terroriste arrêté au Danemark avec l’ambassadeur d’Iran en Norvège. Autant de faits qui démontrent que L’État iranien – du haut Conseil de sécurité en passant par les Gardiens de la révolution, la Force Qods, le ministère de Renseignement, le ministère des Affaires étrangères et les ambassades – est impliqué massivement a tous niveaux et dans toute sortes d’actions terroristes à l’étranger.
Le régime du Guide suprême a été encouragé dans le crime par la politique de complaisance européenne, préférant éviter de punir les mollahs en prétextant que le terrorisme n’est l’œuvre que de certaines factions au sein du régime.

Le discours européen d’apaisement face à l’Iran encourage les attaques contre les valeurs et la sécurité du monde libre. Il est nécessaire de faire face au terrorisme de Téhéran avec fermeté. Il est temps que l’Europe se joigne aux efforts de l’administration américaine contre ce régime terroriste. Les mollahs redoutent le langage de la fermeté. Il suffirait aux gouvernements internationaux d’opter pour une politique intransigeante, en désignant les pasdaran comme entité terroriste par exemple, comme l’ont fait les Etats Unis en avril, pour rétablir la stabilité dans la région.

Pour freiner son terrorisme, ses ingérences déstabilisatrices au Moyen-Orient et son programme nucléaire et balistique, la réaction de la communauté internationale doit être à la hauteur des crimes.

La destruction d’un drone américain, l’attaque de pétroliers ou celles au cœur de l’Arabie saoudite avec des missiles, doivent aussi amener le Conseil de sécurité de l’ONU à agir contre ceux qui sont responsables, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région.

Un changement est à portée de main à condition que les pays occidentaux et les lobbies du régime iranien cessent leurs activités avec la théocratie iranienne. Le régime des mollahs ne mettra fin à sa belligérance que lorsqu’il y sera contraint.

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