Comment relancer la filière de l’artisanat ?

Chute de chiffre d’affaires, baisse de l’emploi… l’impact du coronavirus a été lourd sur l’artisanat marocain. Voici les pistes de relance de la fédération des entreprises du secteur.

Le secteur de l’artisanat représente 6,5 % dans le PIB national et enregistre plus de 110 MMDH de chiffre d’affaires dont 3,7 MMDH pour les PME. A l’export, l’activité génère quelques 800 MDH. Une enquête menée par la CGEM  pour évaluer l’impact du coronavirus sur les artisans, révèle une baisse de plus de 50% du chiffre d’affaires des entreprises du secteur et un recul de plus de 70%en termes d’emploi. le secteur et dans l’impasse. Et pour le redémarrage et le soutien des professionnels du secteur qui compte près de 1.000 entreprises structurées et emploie pus de 2,3 millions d’artisans dont 450.000  relevant de PME, la fédération de l’activité (FEA) a formulé une série de propositions.

Pistes de relance

Pour stimuler la demande et encourager la consommation de produits fabriqués localement, la FEA appelle à l’imposition de barrières tarifaires à l’import de tout produit d’artisanat concurrentiel aux produits d’artisanat marocains. La FEA propose également de consacrer 25% du coût de construction et d’aménagement des bâtiments publics lancés par l’Etat à l’achat de produits d’artisanat fabriqués au Maroc. Elle veut même une loi dans ce sens. Les pressionnels préconisent aussi de capitaliser sur l’étude effectuée par le Ministère, pour le lancement, par Maroc PME, d’un pack spécifique dédié aux entreprises d’artisanat (type Imtiaz, moussanada) afin de les accompagner dans la réalisation de leurs plans d’actions.

Sur le volet fiscal la fédération recommande une exonération totale, à fin décembre 2020, des charges relatives à l’IR, CNSS et AMO pour les entreprises du secteur qui auront préservé 100% de leurs emplois. Surtout que le secteur se caractérise par l’utilisation massive de la main d’œuvre directe. Autre proposition phare : Mettre en place un statut spécifique pour inciter les mono-artisans à se structurer en auto-entrepreneurs. Ils bénéficieront d’une exonération totale (IR, CNSS, TVA) pendant les premières années. « Ce statut permettra aux entreprises structurées de travailler dans un cadre légal avec les bénéficiaires de ce statut et de pouvoir ainsi déduire en totalité les charges relatives aux facturations de ces derniers », conclut la fédération des entreprises de l’artisanat

 

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