Covid-19. Après le chaos de dimanche, la panique du gouvernement

El Othmani et Aït Taleb, il faut retourner à l’école de la com.

Le ministre de la santé: « Nous comprenons la colère des Marocains, mais nous ne voulons pas être joyeux un jour et pleurer une année ». Pour sa part, le chef du gouvernement assume la responsabilité de la décision de fermer les villes et du timming. Plus tard, un conseiller personnel en communication du chef du gouvernement (on voit le résultat de ses conseils) a sorti, lui aussi, des explications incongrues, bien que personne ne lui ait rien demandé.

Après avoir justifié la décision, il a souligné que « cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’erreurs, il y en a assurément parce que d’un côté il s’agit d’un travail humain (explication des islamistes déjà utilisée dans les cas de Ramid et Amekraz), et de l’autre, nous sommes dans une situation exceptionnelle qui a perturbé les plus grandes économies disposant de grandes infrastructures sanitaires ».

Au moins une certitude

S’il doit y avoir une certitude dans cette réaction du gouvernement, c’est que précisément ce dernier a paniqué. Le chaos qu’il a créé à cause de sa précipitation lui a fait craindre un rappel à l’ordre. Et dans sa panique, il a parlé, sans convaincre. Des conférences de presse, des communiqués et des lives complètement inutiles.

Plus grave encore, ces justifications sont complètement destructrices pour la thèse même du gouvernement. Le ministre de la santé fait sa conférence de presse sans respecter une de ses plus importantes recommandations, la distanciation physique. Bien sûr, lui il n’avait personne à moins d’un mètre de lui, mais les journalistes et les photographes n’avaient pas cette chance. Voilà comment des responsables gouvernementaux brûlent le dernier bout de confiance qui leur reste. 

Il faut montrer au peuple que les erreurs se paient.

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