Déficit budgétaire. Le gouvernement doit voyager en classe économique

Conseil du gouvernement du Maroc

 

La Loi de Finances rectificative que nous prépare le gouvernement table sur une décroissance du PIB de 5% et un déficit budgétaire de 7,5%. La crise est bien installée, mais ce n’est pas la fin du monde. On s’en sort toujours. A condition de prendre les bonnes décisions.

Le déficit public qui est la résultante entre les recettes et les dépenses de l’Etat, peut être résorbé soit par l’augmentation des premières soit par la réductions des deuxièmes. Le bonheur c’est de faire les deux. Ce n’est pas toujours possible. Surtout maintenant où l’activité économique est en baisse ce qui implique une baisse des recettes. Un plan de relance est en cours, certes, mais ses résultats ne seront pas visibles tout de suite.

Il reste donc une seule alternative, baisser les dépenses. Les administrations publiques au Maroc, comme chacun sait, vivent au dessus des moyens du pays. Les voitures de luxe, achetées à prix d’or, coûtent encore plus en maintenance est en carburant. Et on voit de plus en plus de voitures de loisir avec des M rouges.

On pense rapidement que l’Etat se fait plaisir. A défaut de faire plaisir aux citoyens. Ce qu’avaient promis les deux chefs de gouvernement du PJD, Benkirane et El Othmani. L’Etat doit repérer toutes ses dépenses inutiles. Au Parlement, on subventionne la gastronomie, les déplacements, l’hébergement, et on ne lésine pas sur les voyages de « diplomatie parlementaire » souvent sans résultat notable. Les ministres achètent des fleurs, font des cadeaux, ont un service de thé ou de café à leur disposition, plus les repas, les réceptions, les gâteries. Et quand ils voyagent, ils ne se privent de rien.

Classe éco

On peut gagner pas mal d’argent en réduisant le train de vie de ces enfants gâtés du royaume. Voyage en classe économique obligatoire même pour le chef du gouvernement, les présidents des deux chambres, les présidents des Conseils divers; voitures de fonction juste quand elles sont nécessaires, avec des marques peu chères et surtout celles qui sont fabriquées chez nous (Renault, Peugeot, Dacia). Quand on les achète, on aide l’industrie nationale et on soutient l’emploi national. On appelle ça patriotisme économique, c’est-à-dire Morocco first!

Les fleurs dans les bureaux, non plus ce n’est pas une bonne idée. Il faut travailler dans des ambiances sobres, sans cette exagération du luxe. Le ministre peut très bien se préparer un thé ou un café tout seul, ce n’est plus une affaire avec les ustensiles modernes.

Voilà. Si le gouvernement veut que les citoyens sentent qu’il les comprend, qu’il vit comme eux et qu’il ne profite pas de leurs impôts directs et indirects pour se la couler douce, il sait ce qu’il doit faire.

Hakim Arif

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