« Derb Mila » à Casablanca embelli par des fresques murales

Grâce à ses peintures murales réalisées pendant le confinement, Jawad Said a apporté des touches de gaieté dans son quartier Derb Mila à Casablanca. Une démarche artistique et urbanistique qui a ajouté une réelle valeur aux façades et réconcilié les habitants avec leur quartier.

Reportage réalisé par Abdelhak Razeq

 

 

Âgé à peine de 21 ans, Jawad Said a réussi à redorer l’image de son quartier grâce à ses fresques murales -Jidariyat- qui habillent les murs de Derb Mila. « Avant, je n’osais pas peindre sur les murs, je trouvais cela difficile. Grâce à l’encouragement de plusieurs associations, j’ai pu expérimenter ce matériau. Maintenant, je me sens plus à l’aise dans ce que je fais et c’est devenu mon moyen d’expression par excellence », raconte Jawad Said.

« L’association « Antoum khayr » m’avait laissé quelques pots de peinture et des pinceaux… j’avais du temps libre, alors j’ai commencé à peindre les murs du toit de l’immeuble où j’habite, poursuit l’artiste. C’était pour moi une façon d’égayer le quotidien des femmes qui montent étendre leur linge ».

Devenu spécialiste de l’art urbain un peu malgré lui, Said Jawad décide par la suite de peindre les façades de son quartier pour les rendre plus gaies. Une initiative qui a plu aux habitants qui ont décidé à leur tour de peindre les murs de leurs maisons.

 

Des instants de poésie qui s’offrent aux passants

 

« J’ai mis 8 heures à réaliser la peinture du Roi Mohammed VI, nous confie fièrement l’artiste. Les gens ont beaucoup aimé, ils commençaient à prendre des photos ; personne ne s’attendait à retrouver une peinture de cette qualité dans un quartier populaire et aujourd’hui, les habitants de Derb Mila sont fiers de leur quartier ».

L’artiste qui a réalisé depuis le début du confinement sept peintures murales se dit comblé par le changement opéré dans son quartier. « Avant, les gens sortaient leurs poubelles à l’extérieur et les odeurs étaient nauséabondes. Maintenant, c’est devenu tout propre et personne n’ose laisser traîner les ordures dans la rue », conclut-il.

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