Dossier libyen: La diplomatie Royale au service de la paix et la stabilité régionales

Satisfaction générale des négociateurs libyens après la conclusion de l'accord global.

Satisfaction générale des négociateurs libyens après la conclusion de l’accord global.

 

Le Royaume du Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, a encore une fois été au rendez-vous de l’histoire en ayant sorti le dialogue inter-libyen de l’impasse et ouvert de nouvelles perpectives vers la réconciliation et la paix. 

 

Le Maroc a permis la reprise dialogue politique entre les délégations du Haut Conseil d’État libyen et du Parlement de Tobrouk. Les deux parties ont clos la première phase de leurs négociations  à Bouznika, de manière « positive et constructive ». Elles sont parvenues à d' »importants compromis”, selon les protagonistes eux mêmes, sur fond d’une dynamique vertueuse observée dans ce dossier, et adossée notamment au cessez-le-feu et à la présentation d’initiatives par les parties libyennes. L’objectif ultime est de baliser le terrain à une solution à la crise libyenne, dont la perpétuation risque d’hypothéquer l’avenir de toute la région.

En apportant tôt sa facilitation et en la maintenant et en la consolidant, le Royaume du Maroc n’a pas eu à forcer sa nature en se sens qu’il s’est toujours prononcé haut et fort et agi sans ambiguïté aucune et avec détermination en faveur de la souveraineté irréfragable des Etats, tout en prônant la voie vertueuse de l’épanouissement des peuples en droite ligne de leurs spécificités e de leurs propres visions du monde. Grâce à la singularité de sa trajectoire, plusieurs fois millénaires, à la pondération et à la haute portée de la Vision du Souverain, la Diplomatie Royale s’est faite un honneur d’être un vecteur de propagation du triptyque Paix, Sécurité, Prospérité Partagée sur les plans régional, continental et bien au delà.

C’est bien dans cet même esprit que le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, M. Nasser Bourita, avait insisté, à l’entame de ce dialogue, que la solution à la crise libyenne repose sur trois principes fondamentaux, à savoir le patriotisme libyen, la conviction que la solution ne peut être que politique et la confiance à l’égard des capacités du Haut Conseil d’État libyen et de la Chambre des représentants libyenne, en tant qu’Institutions légitimes, de surmonter les épreuves et d’engager en toute responsabilité un dialogue dans l’intérêt du pays.

Le communiqué final conjoint de ce conclave est d’ailleurs venu consacrer cette approche dans la mesure où les deux délégations avaient annoncé qu’elles sont parvenues à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté. Dans cette même veine empreinte d’optimisme, de bonne foi et de confiance mutuelle, elles ont également convenu de poursuivre ce dialogue et de reprendre les réunions durant la dernière semaine de septembre afin d’achever les mesures nécessaires qui garantissent l’application et l’activation de cet accord.

Les compromis nés des réunions des deux délégations du Haut Conseil d’Etat libyen et du Parlement de Tobrouk ont confirmé les convictions du Royaume selon lesquelles les Libyens sont capables de trouver des solutions à leurs problèmes sans tutelle ni influence comme ils sont en mesure de déterminer l’intérêt de la Libye et la voie de le servir, s’est félicité M. Bourita, en estimant que les institutions objet de ces décisions symbolisent l’unité de l’Etat et que l’unification de ces institutions est un élément essentiel de toute solution future à la crise en Libye. L’enjeu est de taille, dans la mesure où la paix, la stabilité et la concorde en Libye sont essentielles à la paix régionale, en Afrique du nord et en Méditerranée d’où l’intérêt qu’ont porté les grandes capitales, les Nations Unies et les organisations régionales au conclave de Bouznika.

En accueillant ce dialogue politique inter-libyen, le Maroc, sous le leadership expert du Roi Mohammed VI, a, dans un contexte géostratégique plus large, réitéré un principe cardinal de sa politique étrangère qui inscrit la question de l’ensemble maghrébin dans l’histoire et qui oeuvre, sans cesse, afin que ce dernier puisse se projeter en tant que voix singulière dans le concert des Nations. Cette Vision Royale s’est toujours déployée avec conviction pour éviter à la région et au contient africain les affres mutilant de la balkanisation, en suscitant et en édifiant l’adhésion à un horizon commun de l’unité et de la prospérité partagée.

Joël Ruet, Président du think tank international, The Bridge, a tenu, dans ce cadre, à saluer “le leadership régional de Sa Majesté le Roi”, notant que “le Maroc dispose de la profondeur stratégique et historique en termes d’engagement vis-à-vis des efforts visant la résolution de la crise libyenne, à travers un engageant direct et de la première heure du Souverain et de la Diplomatie du Royaume”.

“Aujourd’hui se dessine à partir du terrain (en Libye) le fait que les stratégiques d’influence négatives et de mise sous tutelle sont vouées à l’échec en termes de durabilité desdites stratégies. La stabilité se construit aujourd’hui dans ce pays maghrébin d’une manière novatrice par les parties sur le terrain”, a fait observer cet expert.

 

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