APEBI : Rupture en douceur ou continuité ?

La Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI) tient son Assemblée générale élective demain mercredi 15 janvier 2020 à 14H au Palmeraie Country Club de Bouskoura. Les membres de cette organisation professionnelle, qui sont à jour de cotisation, éliront le successeur de Saloua Karkri-Belkeziz pour 2020-2022.

Deux candidats sont en course pour assumer cette lourde responsabilité :  Amine Zarouk, patron d’Alten Maroc et Monsieur offshoring de l’Apebi. Il a mené la campagne aux côtés du candidat à la vice-présidence Mehdi Alaoui. Ce dernier est le fondateur de LaFactory et de Screendy. Il est vice-président du pôle Startups de l’Apebi.

Le binôme, que nous citons en premier parce qu’il a été le premier à avoir déclaré (en vidéo) sa candidature, aura pour concurrent le binôme Youssef El Alaoui et Abdellatif Tarhine. Le premier est co-fondateur de Mobiblanc et actuel vice-président général de l’APEBI. Il incarne donc la candidature de la continuité. Le second est patron et co-fondateur de Nétopia Solutions et est également le représentant Africain du programme « Microsoft Regional Director ».

Pour ce qui est des programmes, Amine Zarouk et Mehdi Alaoui veulent mettre l’Apebi «au service du progrès». Youssef El Alaoui et Abdellatif Tarhine, eux, comptent plutôt «agir pour un impact économique durable».

Le premier binôme promet de lancer une Caravane qui sillonnera le pays pour informer les membres des opportunités qu’offre le marché, initier le projet de création d’un Institut public-privé de formation aux NTIC, suivre d’une manière rapprochée le secteur via un Observatoire des NTIC, multiplier les rencontres directes entre les institutions publiques et les membres et créer une confédération africaine des technologies de l’information. Ce programme est présenté comme catalyseur d’une rupture en douceur au sein de l’Apebi.

De son côté, le deuxième binôme ratisse plus large et a choisi comme principaux axes de travail pour son mandat (tels qu’ont été résumés par la MAP): la formation et l’employabilité, la TPE/PME, l’Offshoring et l’infrastructure, haut débit et Cloud ; la réglementation, Smart gov, notamment par le placement du digital au cœur des politiques sectorielles (santé, éducation, régionalisation et justice), cyber sécurité et cyber défense et cloud nation, IA et Big Data ; la Startup act, notamment par le renforcement des synergies entre les membres de l’APEBI et les startups, l’Open innovation inclusive, think tank recommendations paper, en mettant en place un think tank de suivi des RP piloté par l’APEBI et constitué d’acteurs de différents secteurs d’activités et les smart cities. Ils y ajoutent des actions orientées envers la communauté, l’international, la sensibilisation et l’accès aux grands projets.
On verra bien lequel des deux binômes et des deux programmes aura bien marqué les esprits. Les urnes le diront.

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