Crédit : Les ménages Marocains ont emprunté en moyenne 42 500 dirhams en 2018

L’encours de la dette bancaire des ménages s’est élevé à 342 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2018, marquant une hausse de 6,1% contre 4,4% en 2017, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Cette évolution est expliquée aussi bien par la hausse des prêts à l’habitat que des crédits à la consommation, souligne le dernier rapport annuel de BAM sur la supervision bancaire, notant que cet encours, qui comprends la dette contractée auprès des établissements participatifs sous forme de Mourabaha, a représenté près de 36% des concours des établissements de crédit, soit au même niveau qu’une année auparavant.

Le niveau d’endettement moyen par ménage s’est établi à 42.500 dirhams, contre 41.000 une année auparavant, relève la même source, ajoutant que la part du crédit à la consommation dans l’endettement bancaire des ménages s’est maintenue à 36% et celle du crédit à l’habitat à 64%.

L’encours des financements destinés à l’habitat s’est établi à 219 MMDH, en hausse de 5,5% contre 4,2% en 2017 dont 4,2 MMDH sous forme de financements mourabaha immobilière. Dans un contexte de hausse du nombre de transactions immobilières de 4,5% au cours de l’année 2018, la production de crédits à l’habitat a accusé une nouvelle baisse de 3% à près de 27,3 MMDH, après celle de 2% une année auparavant.

Le taux d’intérêt moyen appliqué au crédit à l’habitat s’est établi à 4,93%, fait savoir BAM, notant que la proportion des crédits accordés à un taux compris entre 4% et 6% a augmenté de 4 points à 74% à fin 2018, au détriment des crédits accordés à un taux compris entre 6% et 8% qui ont vu leur part baisser de 3 points à 19%.

Par ailleurs, le taux de progression du financement à la consommation s’est accéléré à 7%, contre 4,8% en 2017, pour totaliser un encours brut de 123 MMDH. Cette tendance concerne aussi bien les crédits distribués par les sociétés de crédit à la consommation (+8%) que les banques (+6,3%).

L’examen des crédits à la consommation selon leur maturité montre que la part des crédits de maturité supérieure à 5 ans s’est renforcée de 3 points à 75%, au détriment des crédits de maturité inférieure à 3 ans, fait remarquer la même source.

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