Radioscopie des besoins prévisionnels d’emplois au Maroc

Quels sont les besoins prévisionnels des entreprises en matière de recrutement au Maroc ? Quels secteurs et quelles régions sont concernés ? Quid des profils recherchés ? Les résultats d’une étude prospective sur le marché de l’emploi signée ANAPEC.

Par Mounia Kabiri Kettani

 

89.391 est le total des besoins prévisionnels de recrutement des entreprises au
Maroc à fin 2019. Le chiffre est révélé par l’ANAPEC dans le cadre de son étude prospective sur le marché de l’emploi effectuée auprès d’un échantillon de 5.968 entreprises au niveau national.
63% des besoins sont prévus sur l’axe Casablanca-Rabat-Kénitra. Selon l’ANAPEC, ces deux régions regorgent d’opportunités pour les jeunes recrues d’autant plus que ces mêmes régions ont créé, en 2016, presque la moitié de la richesse nationale. Autres constats importants, la dynamique de l’emploi se renforce dans certaines régions comme Fès-Meknès, Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Sakia El Hamra.

La répartition par secteurs montre que le secteur de l’automobile s’accapare la part de lion avec 29% des besoins suivi des activités de services administratifs et de soutien
avec 17% et du secteur des NTIC/Offshoring avec 11%. Le secteur de l’agriculture, sylviculture et pêche vient en 4ème position en termes de besoins d’emplois.
L’étude de veille révèle aussi que les employeurs ont besoin de 59.516 de profils
diplômés soit l’équivalent de 66,6% du besoin national. L’automobile vient en tête de liste avec 33% talonné par le secteur des services administratifs et de soutien (14% des besoins) et des NTIC/ Offshoring (14%). La majorité des besoins 36,6% se concentre dans la région de Rabat-Salé-Kenitra. Casablanca-Settat demande quant à elle 19,8% de ces profils suivie de Fès-Meknès 13,1%.
Toutefois, outre les diplômés qualifiés, l’accès à certains postes exige de la qualification plutôt que les diplômes. Au total, les besoins sont estimés à 29.573 postes principalement dans les secteurs de l’agriculture, sylviculture et pêche (23%), de l’automobile (22%) et des activités de services administratifs et de soutien (22%).
Rabat-Salé-Kénitra est la région la plus demandeuse de ce type de profils (28,2%) suivie de Dakhla-Oued Ed-dahab (21,8%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (19%).
Concernant les besoins en matière de cadres supérieures et intermédiaires, le nombre est estimé selon l’ANAPEC à 1.119 dont 33% au niveau du secteur des NTIC/Offshoring. L’axe Casablanca- Rabat Kénitra englobe 48% de la demande. A l’horizon 2021, la veille prospective de l’ANAPEC montre que 30,8% des opportunités sont prévus dans la région de Dakhla-Oued Eddahab. 19,4% concerneront la région de Tanger-Tétouan- Al Hoceima, (12,9%) pour les régions du Souss-Massa, (10,2%) sont attendus à Rabat-Salé-Kénitra et (6,1%) à Marrakech-Safi.

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