France – Covid-19 : Des salariés et intermittents du spectacle manifestent leur colère (vidéo)

Les manifestants ont théâtralisés leur manif.

Les manifestants ont théâtralisés leur manif.

 

Environ 450 salariés et intermittents du spectacle vivant et de l’événementiel ont manifesté lundi après-midi à Lille pour demander l’allègement des protocoles sanitaires contre l’épidémie de Covid-19, se disant « en danger » face à des aides « insuffisantes ».

 

« Danseuse mais pas pantin », « Ne nous enterrez pas vivants! », « On ne va pas s’arrêter de vivre par crainte de mourir », pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles des participants, qui ont déambulé sous une pluie fine dans le centre-ville. Parmi eux, de nombreux acteurs du monde du spectacle et de la vie nocturne: producteurs, musiciens, chanteurs, danseurs, DJ, comédiens, artistes, techniciens, photographes…

« Dans les salles de spectacle, les organisateurs sont tenus responsables en cas de foyer épidémique, donc personne n’ose plus rien organiser », a dénoncé auprès de l’AFP Ketty Gourlet, présidente du collectif Intermittents et entrepreneurs du spectacle et de l’événementiel. Selon elle, « ce sont des milliers d’emplois qui vont sauter » car « tout le monde est relié ».

 

En direct de la manif des intermittents du spectacle à Lille

Publiée par Les Jumeaux Steeven et Christopher sur Lundi 28 septembre 2020

« Dans les TGV et le métro, tout le monde est entassé sans que cela ne pose problème. Mais nous, on nous impose des protocoles impossibles à respecter, (…) Comment paye-t-on les artistes, les techniciens? Cela devient stupide ! », a-t-elle déploré, alors même que « très peu de cas ont été rapportés dans les établissements festifs ».

Les manifestants – dont certains doivent s’entretenir mercredi avec le préfet des Hauts-de-France – réclament notamment l’exonération des charges, la mise en place de primes d’urgence et la prolongation de l' »année blanche » au-delà du 31 août 2021.

Yves Durève, magicien ventriloque, a vu son chiffre d’affaires chuter drastiquement depuis mars: 600 euros au total, contre 1.200 euros par mois auparavant. « On est très inquiets par rapport aux fêtes de Noël, 5 spectacles prévus contre 20 d’habitude et on a peur que ce soit encore annulé », dit-il à l’AFP en portant sur l’épaule un cercueil symbolique où est inscrit « Artiste » avec la date du 17 mars 2020.

« Aujourd’hui, on a l’impression d’être considérés comme les seuls responsables: on peut comprendre les mesures, mais il faut vraiment qu’on ait des vraies compensations pour permettre à nos entreprises de continuer de vivre », demande pour sa part Jean-Marc Morez, gérant d’une société de traiteur-organisateur, qui « vit sur ses économies ».

AFP

VOIR AUSSI

Guerre chimique du Rif. Emmanuel Macron interpellé

 

laissez un commentaire