France. Mauvais temps pour la liberté d’informer

La proposition de loi « sécurité globale » qui empêcherait les journalistes et citoyens français de filmer les forces de l’ordre durant les manifestations, a créé un large mouvement de protestation. Pour les syndicats, cette proposition de loi jugée liberticide ne doit pas passer.

Les forces de l’ordre ont réagi de manière  plutôt virile contre la manif du mardi 17 novembre: 33 interpellations, selon la préfecture de police et le parquet; 26 personnes ont écopé d’un rappel à la loi devant un officier de police judiciaire; trois personnes ont été présentées à un délégué du procureur pour un rappel à la loi et quatre personnes en garde à vue. Elles y étaient toujours le lendemain selon le parquet de Paris.

Selon des médias français, plusieurs reporters, travaillant pour différents médias, ont également été molestés ou interpellés lors de cette manifestation. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a appelé à un nouveau rassemblement samedi prochain après-midi, place du Trocadéro à Paris et dans de nombreuses autres villes. 

Selon les syndicats de journalistes et les organisations opposées à cette loi, celle-ci  a pour objectif réel de « restreindre le droit des journalistes et la liberté de la presse de manière disproportionnée par rapport à la réalité de la menace ».

Le nouveau dispositif judiciaire « permettrait d’interpeller tout journaliste qui filme en direct une opération de police, de le placer en garde à vue » en saisissant son matériel et de « l’envoyer devant un tribunal », seul « à même de déterminer si l’intention malveillante est établie », plaident les manifestants, rapporte France Info. 

Pour les journalistes c’est« une atteinte inédite au droit d’informer » et une censure d’Etat. 

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