Joe Biden président. Erdogan ne va pas dormir

Joe Biden et Recep Erdogan. C’était avant, mais le geste en dit long.

Brett McGurk, sera, s’il est confirmé par le sénat, le conseiller du nouveau président des Etats-Unis, pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. En cette qualité, il sera le coordinateur pour cette région au sein du Conseil de sécurité nationale.

A 47 ans, le diplômé de l’université de Columbia, a déjà servi sous Georges Bush, Barack Obama et Donald Trump, durant les deux premières années du mandat de ce dernier. Il avait démissionné lorsque D. Trump avait décidé de retirer les troupes américaines de Syrie. Ce qui avait laissé les mains libres aux Turcs qui pouvaient sévir contre les Kurdes.

Et justement, « McGurk a montré qu’il était anti-turc en raison de l’obsession d’Ankara pour les Kurdes de Syrie et de l’histoire d’amour des États-Unis avec ces derniers », a déclaré Imad K. Harb, directeur de l’Arab Center à Washington à notre confrère libanais L’Orient Le Jour.

On peut raisonnablement penser que Recep Tayyip Erdogan, le président turc, aura des soucis à se faire. Et il connaît bien le nouveau responsable à qui on reproche « d’avoir renforcé le partenariat entre Washington et les Forces démocratiques syriennes (FDS), largement dominées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), considérées par Ankara comme une branche syrienne du PKK et une organisation terroriste », analyse L’Orient Le Jour.

Erdogan s’était peut-être réjoui trop tôt du départ de Trump. Enfin, l’avenir nous le dira, en politique internationale, les eaux ne stagnent pas trop longtemps.

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