Lamia Miriam Skiredj, Des fourmis et des hommes

fourmis

« Envers et contre quoi, pour qui ou contre qui, courons-nous ainsi, et vers quel avenir ? Telle la fourmi laborieuse et disciplinée, nous nous agitons sans relâche, avec pour seul dessein, de nous organiser tant par la nécessité de construire les contours de nos sociétés « civilisées », que de hiérarchiser les rapports qui les sous-tendent (…). Quid alors de notre course effrénée à l’enrichissement consumériste, à l’accumulation sous tous ses formes (…) que nous dicte tant l’assurance de nos ambitions que l’angoisse  d’une fuite en avant, celle du temps qui s’étiole et semble nous rendre aussi éphémère que l’invertébré…». Les œuvres de l’artiste peintre Lamia Miriam Skiredj, exposées depuis le jeudi 4 décembre 2014 à la galerie de la Tour BMCE Bank à Casablanca, intriguent et interrogent. Un défi pictural à la dichotomie poignante chargée de symboles, un travail de fourmi… autour des fourmis. « L’omniprésence des fourmis peuplant notre environnement m’a amenée à m’interroger sur les rapports complexes que l’homme entretient avec sa condition, son environnement, son prochain, semblable ou non, sa conscience, et la dynamique qui rythme son évolution, quel qu’en soit le sens », explique l’artiste.

« Démiurge assumée, c’est avec une infaillible précision qu’elle pose son pinceau sur une scène microscopique, tel le doigt d’une déesse absolue et bienveillante (…). On ne reste pas de marbre face aux créations de Lamia Skiredj, car cette artiste ultra-sensible s’adresse à nous avec une intensité fébrile, intelligente et libératrice », écrit d’elle Olivier Bolot de Faucogney. Lamia Miriam Skiredj est diplômée en Beaux arts à l’Académie Américaine des Arts à Paris (1991) et en Architecture d’intérieur et Moore College of Art and Design (Philadelphie). Elle tient son atelier, « les Arums » à Benslimane.

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