Le local au secours du global

Katherine Marshall

Katherine Marshall

Fès fête, du 7 au 15 juin prochain, son 19e Festival des Musiques sacrées du monde. Avec son célébrissime colloque qui fait appel, chaque année, à d’éminentes personnalités.

Par : NAFAA SINA
Cette année, plus que jamais, le festival pioche dans ses origines andalouses. Mohamed Kabbaj, président de la Fondation Esprit de Fès à la tête de la manifestation s’explique dans son mot de présentation : « Nous avons voulu célébrer, parmi les nombreuses dimensions de Fès, celle par laquelle se rassemblent toutes les autres dans une même ingénieuse alchimie, celle de la culture andalouse. Pendant plus de huit siècles, celle-ci a su conjuguer culture amazighe, arabe, ibère, romaine et wisigothe, réunir dans un même creuset les cultures d’Orient et d’Occident et faire communier dans une même recherche de sens et de sagesses les différentes religions abrahamiques». On ne sait pas qui a inspiré cette prose, en tout cas elle est laborieuse. Le festival maintient son esprit, et c’est le plus accrochant. Des scènes est des débats. Des scènes qui gagneront à mieux dispatcher ses hôtes et des rencontres matinales toujours intéressantes. «Une âme pour la mondialisation», thème des débats du festival, font, depuis quelques années, office de référence, vu la renommée habituelle des intervenants qui viennent s’exprimer en se ressourçant, Fès étant une cité au poids universel. Pour cette édition, d’éminents orateurs donnent rendez-vous aux festivaliers «dans la limite des places disponibles». D’Edgar «le Marocain» Morin à l’Américaine (habituée du festival) Katherine Marshall, en retrouvant Jacques Attali ou Michael Barry. Le thème générique des discussions de cette année se liera à l’intitulé «Nouvelles andalousies : solutions locales pour un désordre global». Et on voit déjà le patron du festival et de ses débats, Faouzi Skalli, se délecter, lui le grand parleur lorsque cela ne lui chatouille pas trop la plante du pied. Pour la programmation musicale, nous aurons le temps d’en disserter.деревянный дом, лес

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