Les enseignants menacent de paralyser les écoles

 

Said Amzazi a du pain sur la planche ! Un mois après la grève nationale du 21 octobre, le Syndicat national de l’enseignement appelle à une autre de 48 heures cette fois-ci.

 

Par Hayat Kamal Idrissi

 

Le Syndicat national de l’enseignement ne lâche pas du lest ! Au bout d’un mois, les enseignants reviennent à la charge et menacent de paralyser les écoles pendant 48 heures, les 1 et 2 décembre 2020. Dénonçant  « les restrictions des libertés syndicales imposées par le ministère de l’Éducation Nationale », le syndicat relevant de la Confédération démocratique du travail (CDT), appelle la tutelle à reprendre le dialogue social avec les formations syndicales concernées.

 

Revendications

 

Ces dernières protestent spécialement contre « l’attitude revancharde et les représailles » du ministère vis-à-vis des enseignants grévistes. Les représentants syndicaux ont déjà adressé un courrier au ministre de l’éducation Said Amzazi. Son objet ? Réclamer la restitution des prélèvements sur salaires des enseignants grévistes et annuler le report de leurs augmentations. Considérant ces mesures comme « punitives », le Syndicat national dénonce, dans son communiqué, la restriction des libertés syndicales des enseignants « qui sont d’ailleurs un droit constitutionnel de tout citoyen », ajoute-t-on auprès du SNE.

Cette nouvelle grève intervient alors dans un climat déjà tendu que la crise sanitaire liée à la pandémie a aggravé davantage. La centrale dénonce notamment « les conditions sociales et professionnelles du corps enseignant » sans oublier les promotions suspendues et « attendues depuis plusieurs années ».

 

Patate chaude

 

Les revendications impliquent également l’intégration des enseignants contractuels au statut de la fonction publique, les enseignants dits prisonniers de « la cellule 10 » et les enseignants « victimes des deux systèmes » ou encore les cadres des centres d’orientation et de planification de l’éducation. Aussi, avec cette grève, la centrale syndicale affirme « défendre le droit des citoyens à accéder à un enseignement public de qualité ». Ceci tout en dénonçant « toutes atteintes portées à l’école publique »… Un tas de dossiers qui constituent  le cœur d’un dialogue  social en suspens, comme le déplore le corps enseignant.

En pleine crise, le syndicat refile une véritable patate chaude à Amzazi, en mettant encore plus de pression avec cette nouvelle grève. Rappelons qu’en parallèle avec la grève, le SNEM prévoit l’organisation de sit-in devant les académies régionales. D’autres sit-in devant les directions régionales sont également au menu du premier jour de la grève.

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