Les  pollueurs du débat public

Libre à Madame Sitaïl de choisir d’autres niveaux que celui du débat d’idées digne, respectueux, sans personnalisation, nous nous refusons à l’y suivre.

Libre à Madame Sitaïl de choisir d’autres niveaux que celui du débat d’idées digne, respectueux, sans personnalisation, nous nous refusons à l’y suivre.

 

Notre éditorial sur la problématique de la double nationalité suscite un débat et c’était notre objectif. Mais Samira Sitaïl s’y est mêlée, c’est son plein droit, mais de manière dégradante…pour elle. Elle dévoile une vulgarité qui ne sied pas à une dame du monde, qui a été responsable d’un média public pendant 20 ans.

Nous refusons cette pollution du débat, d’autant plus qu’elle utilise des mensonges.

Ainsi notre éditorial ne concernait pas l’ensemble des binationaux, ni leur apport économique, ni l’importance de leurs associations. Il ne concernait que l’accès aux postes stratégiques.

Répétons-le, il est impossible de continuer à accepter qu’un très haut responsable jouisse de la double nationalité. Dans les grandes démocraties, qui ont une population
beaucoup plus diversifiée que la nôtre, les candidats aux postes majeurs,
rendent leur passeport étranger, dès qu’ils font acte de candidature. Aux USA, que l’on soit d’origine malienne, syrienne, ou française, on jure sur la fidélité exclusive aux Etats-Unis.

Est-il normal que des membres d’une commission Royale signent une pétition qui met en cause l’institution judiciaire, sur un procès qui est en cours ? n’y a-t-il plus aucun devoir de réserve ?

C’est ce genre de questions auxquelles nous appelons tout intervenant dans le débat à répondre. Mais nous maintenons notre ligne invariable depuis notre création. Nous sommes pour un débat d’idées digne, respectueux, sans personnalisation. Libre à Madame Sitaïl de choisir d’autres niveaux, nous nous refusons à l’y suivre.

L’observateur du Maroc et d’Afrique
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Commentaires (4)
  1. Jan Hoogland

    La double nationalité est aussi très problématique pour des millions des ‘marocains du monde’, membres des MRE alors.

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  2. Machi moto

    Mais le doute subsiste.

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  3. Amine ESSNOUSSI

    La question de la bi-nationalité et l’accès aux postes stratégiques mérite d’être posée tout autant que le partage des fonctions entre le Politique (Ministre, SG, haut fonctionnaire) et sphère privée (Chef d’entreprise, Consultant auprès de groupes privés etc…). En Anglais il y a une notion d’audit qui fait référence à cela (the segregation of duties). Ce débat d’idées mérite d’être posé de manière calme et « neutre » notamment sur des émissions à grande écoute type « Moubachara ma3akoum ». C’est utile pour faire avancer le Maroc.

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  4. Mestari abdelbaki

    Vous remercie d’avoir soulevé cette problematique épineuse. Je partage tout a fait votre avis sur la question.
    Elus des 2chambres et membres du gouvernement doivent se desister de leurs seconde nationalité
    Ceux et CELLE qui connaissent le l’histoire du Maroc savent certainement que du temps de Moulay Abdelaziz et de Moulay Hfid, les fortunés parmi la population marocaine avaient la possibilité d’acheter une HIMAYA traduit litteralement une protection d’une nation etrangere implantée au Maroc (ambassades consulats chargés d’affaires consulaires
    Bien entendu plus la nation etaait puissante, plus le prix de la protection augmentait
    Cette protection permettait aux heureux élus d’echapper à la juridiction marocaine puisque censés appartenir à la nation qui les protege.
    Aujourd’hui la double nationalité est une pratique mûe par les mêmes preoccupations qui jadis ont animé l’esprit de la himaya.
    Pourquoi une 2eme nationalité?
    D’aucuns diront avantages santé ,d’auront diront ON NE SAIT JAMAIS
    On ne sait jamais QUOI?

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