Loi de finances. Auto-entrepreneurs, les grands oubliés

Après la confédération marocaine de TPE-PME, c’est au tour de l’association de l’union des Auto-Entrepreneurs de fustiger le projet de loi de finances 2021.

 « Les auto-entrepreneurs sont encore les grands oubliés de ce projet de loi de finances », déclare le président de l’association de l’union des Auto-Entrepreneurs, Zakaria Fahim qui estime que cette communauté doit être adressée directement et spécifiquement. Comment ? «Par la création un fond dédié pour les auto-entrepreneurs afin de promouvoir le régime et leur permettre notamment  de se mettre en réseau pour grandir vite et bien mais aussi la mise en place de régime  de Business Angel. A mon avis, c’est la meilleure approche pour créer de la mixité sociale », insiste Fahim. Autre mécanisme à déployer « le crowdfunding, accélérateur du financement de proximité et qui met à contribution tous les acteurs notamment  la  diaspora qui veut s’impliquer tout en restant dans son pays d’accueil », préconise Fahim

Une fiscalité injuste

En gros, ce PLF selon Zakaria Fahim, ne répond pas à la question fondamentale : comment rétablir la confiance pour le paiement de son impôt soit un privilège et non pas une nébuleuse sans contrepartie. «C’est une période exceptionnelle où il ne faut pas oublier que la fiscalité est un instrument de politique économique et sociale », souligne Zakaria Fahim . il ajoute qu’il  faut être disruptif et en même temps frugal et aller chercher l’argent là où il est . Pour lui, la question est comment faire adhérer tous les marocains et être dans les équilibres. Pour réussir cela les décideurs doivent s’approprier cette maxime « la confiance s’acquiert par goutte et se perd par litre ».  Il y a vraiment une grande défiance en commençant par les nantis qui n’ont même pas peur de la sanction. On ne peut continuer d’accepter d’être dans un îlot  de richesses entouré de beaucoup de misère.  C’est juste inacceptable. Regardez l’évasion des devises à l’international estimée a près de  145 milliards de dirhams sur deux ans : c’est juste incroyable mais a priori vrai », alerte t-il.

Fahim est catégorique : «il est opportun de réfléchir sur une contribution au profit des générations futures notamment en taxant après le décès les actifs non productifs. Arrêtons la rente et encourageons ceux et celles qui entreprennent et qui se lèvent tous les jours pour faire du Maroc le plus beau pays du monde »,

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