« The New York Times » fasciné par les paysages marocains

La diversité et la richesse naturelles du Maroc ont été mises en avant dans un long carnet de voyage que vient de publier le quotidien américain The New York Times, sous le titre « En quête du Maroc ancien ».

« Au sud de Marrakech, la vallée du Drâa exerce toujours un attrait indéfinissable en conservant les traces de son royaume berbère, aujourd’hui presque disparu », relate l’auteur de cet article intimiste, l’écrivain et journaliste Aatish Taseer, qui revient sur son périple spirituel à la porte du désert marocain.

« Nous sommes montés dans l’Atlas en direction du sud-est par Tizi n’Tichka, une route réputée pour ses paysages panoramiques et ses fortes pentes en spirale », raconte l’aventurier qui était accompagné d’un guide local après son atterrissage à Marrakech, notant que « la ceinture de l’Atlas qui donne au Maroc son épine tordue sert également de barrière entre les mondes ».

Décrivant le Maroc, l’auteur écrit que « la moitié de ce pays fait face à la mer, sous l’influence de la Phénicie, de Carthage et de Rome; l’autre moitié contemple un océan de sable, un monde à part entière », ajoutant que « l’Arabie et l’islam, issus de l’est, se sont fondus dans le plus ancien élément du caractère syncrétique du Maroc, les Berbères ».

Evoquant les mots de l’écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui avait déclaré en 2001 qu’il « n’ y a pas de simple paysage », le voyageur confie qu’au « Maroc, j’ai compris le sens de ces mots, car le paysage s’était tellement diversifié qu’il semblait presque être une sorte de sténographie de la myriade de natures du pays. »

« Le rouge ferrique de l’Afrique centrale est apparu dans des collines sillonnées couvertes de fines herbes émeraude. Dans le même cadre se trouvait une forêt de pins suisses qui menait à de hautes montagnes escarpées, avec des pics de neige cireuse et ensoleillée. Les collines couvertes d’arbustes brûlés d’une île grecque abritaient de grands stocks de cactus en fleurs », poursuit l’auteur.

« Ces combinaisons impossibles, cette variété infinie – tout cela, et pas une seule chose, c’était le Maroc », souligne-t-il.

« C’était comme si la terre était en train de se déchirer, révélant toute l’étendue de ses possibilités, des continents entrant en collision les uns avec les autres, tous en prévision de la nullité et du ciel ouvert du désert », se remémore ce voyageur ébahi par la « magie du Maroc » que reflète la série de photos des paysages naturels qui illustre le long article de la prestigieuse publication.

laissez un commentaire