Neta Elkayam revisite avec brio les chansons judéo-marocaines

Connue pour ses reprises des anciennes chansons du patrimoine judéo-marocaine, l’artiste et chanteuse Neta Elkayam lance son nouvel EP, composé de trois morceaux, produit par Amit Hai Cohen. Des singles aux tonalités contemporaines alliant mélodies pop et jazz, sample électro, et rythmes d’Afrique du Nord.

 

 

 

L’artiste israélienne d’origine marocaine a réussi depuis des années déjà à conquérir un public international en prêtant sa voix à la musique orientale d’Afrique de Nord. Grande habituée du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira, Neta Elkayam fait vibrer l’axe Jérusalem-Casablanca en montant sur les scènes les plus prestigieuses, entourée de différents orchestres et musiciens de haut-vol. Elle a reçu de nombreux prix, notamment le prix ACUM et le prix Sami Michael. Aussi elle a été nominée aux Ophir Oscars pour son rôle principal dans la comédie musicale ‘’Red Fields’’ (Mami), 2019.

 

 

Arénas Band. Crédit : Idan Avidani

 

 

Le premier morceau « Hak a Mama », classique de la chanson traditionnelle, a d’abord été chanté par la célèbre cheikha juive marocaine Zahra El Fassia dans les années 20. Neta a chanté pour la première fois cette chanson sur scène au Maroc en 2013. C’est depuis devenu un tube, interprété des dizaines de fois et visionné sur le net par des millions de personnes. Dans une vibe hip-hop, ce morceau sort pour la première fois en single.

 

 

Le deuxième single intitulé « Muhal Nensah » est une chanson d’amour des années 60 du musicien Sliman Almagribi (Shlomo Ben Hamu). Neta et son groupe ont joué et enregistré ce morceau dans une version electro-jazz pour la sélection « Indie City Jerusalem » dans un petit boui-boui marocain du Marché de Jérusalem, le Jimmy’s Parliament. Après l’effet viral de cette vidéo, cette chanson est enfin sortie en single.

 

 

 

Enfin, le morceau, « Muima », est basé sur un poème de Moshe Ben Hamu, enregistré dans les années 70 par la chanteuse Jasmine Almagribia. Neta se l’approprie en créant dans une atmosphère musicale contemporaine, une allégorie entre l’abandon de la mère et l’oubli de la langue et des trésors du passé.

 

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