Remaniement : L’efficacité avant tout !

C’est un gouvernement rééquilibré et resserré qui vient de prendre la lourde responsabilité de conduire les affaires ministérielles du pays. Conduire, mais surtout bien conduire. Parce que c’est dans un souci d’efficacité que ce remaniement a eu lieu. Il s’inscrit dans l’application des orientations royales données par le Souverain à travers son discours du trône du 29 juillet dernier. Le Roi Mohammed VI soulignait l’importance de relever «le défi de l’accélération économique et de l’efficacité institutionnelle».
En chargeant le chef du gouvernement de soumettre à son appréciation, des propositions visant à renouveler et enrichir les postes de responsabilité au sein du gouvernement, le Souverain avait insisté aussi sur les profils de haut niveau, choisis selon les critères de compétence et de mérite. Les nouveaux venus ont été sélectionnés à l’aune de cette exigence.
Par exemple, le jeune PJDiste Mohamed Amekraz (34 ans), qui est désormais en charge du portefeuille de l’emploi., est mieux placé que ses prédécesseurs pour comprendre les problématiques de la jeunesse, dans leur profondeur. Mais comprendre ne suffira pas, les anciens pourraient le lui rappeler. Il faudra trouver les meilleures réponses aux problématiques structurels du chômage des jeunes.
Le pays attend beaucoup également de Nezha Bouchareb. Nouvelle ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, elle devra repenser, de fond en comble, la politique de la ville parce que les citadins parmi les Marocains n’en voient pas encore la couleur dans leur environnement, leurs rues, leur urbanisation…
Idem pour Nadia Fettah Elalaoui. La nouvelle ministre du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale hérite d’un super ministère où il reste beaucoup de travail à fait dans tous ses départements. Ou encore du nouveau ministre de la Santé, Khalid Boutayeb, qui aura la lourde tâche de guérir ce département de ses nombreux maux.
Il en va de même pour le reste des ministres, y compris pour ceux qui ont rempilé à leur poste.
On notera la disparition, salutaire, du ministère de la Communication. Maintenant qu’un Conseil constitué en grande partie par les professionnels devra assumer toutes ses responsabilités, ce département n’a plus lieu d’être. C’est un bon signe dans le processus de démocratisation du pays.

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