Nigeria: au moins 21 morts dans l’attaque de villages au sud de Kaduna

L'insécurité fait des ravages au Nigéria.

L’insécurité fait des ravages au Nigéria.

 

Au moins 21 villageois ont été tués et trois blessés dans des attaques menées par des hommes armés à moto, dans l’Etat de Kaduna, dans le Nord du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police locale.

Le bilan pourrait être encore plus lourd selon Luka Biniyat, un porte-parole de la société civile, qui fait état de 33 morts, dans ces attaques contre cinq villages du district de Zangon Kataf, à majorité chrétienne, dans le Sud de cet Etat nigérian à majorité musulmane.

Des hommes à motos, soupçonnés d’être des bergers peuls, ont pris d’assaut les villages, pourchassant les habitants qui tentaient de s’enfuir, a indiqué le porte-parole de la police Mohamed Jalinge à l’AFP.

Les assaillants ont opéré pendant un orage jeudi très tôt au petit matin, alors que les villageois se trouvaient encore chez eux.

Un couvre feu strict est en vigueur dans ce secteur, après une résurgence des violences opposants bergers nomades et agriculteurs sédentaires ces dernières semaines.

Les autorités regrettent que « les meurtres aient continué » malgré leurs efforts « pour forger une paix durable » et faire accepter une trêve aux belligérants, a constaté Mohamed Jalinge.

Le Sud de l’Etat de Kaduna est depuis plusieurs années en proie à un conflit pour entre agriculteurs et éleveurs pour les droits de pâturage et l’accès aux réserves d’eau.

La présidence nigériane a déclaré fin juillet que ces violences dans le pays sont « plus compliquées que ce que de nombreuses personnes sont prêtes à admettre ». « Les meurtres par vengeance aggravent le conflit et rendent difficiles les efforts des services de sécurité pour mettre fin à la violence ».

Le mois dernier, plus de 30 personnes ont été tuées en deux jours de violence, dont 18 qui participaient à un mariage dans le Sud de l’état de Kaduna.

Pays le plus peuplé d’Afrique avec 200 millions d’habitants, le Nigeria fait face à des attaques sanglantes de bandes criminelles armées dans le Nord-Ouest et à une insurrection islamiste dans le Nord-Est depuis dix ans.

AFP

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