Plan de relance : De grandes entreprises publiques vont fusionner

 

Mohamed Benchaaboun mène une course contre la montre pour opérationaliser au plus vite le plan de relance.

Mohamed Benchaaboun mène une course contre la montre pour opérationaliser au plus vite le plan de relance.

 

 Face à la crise cataclysmique engendrée par la Covid-19, le Maroc prévoit des solutions inédites pour sauver ses entreprises privées, mais aussi publiques.

A l’avenir l’ONCF, la SNTL, ADM, l’Agence nationale pour le développement de la logistique et le Fonds spécial routier ne feront qu’un. Un groupe semi-public fort qui sera l’une des locomotives de l’économie nationale. Cet exemple illustre le mieux la politique de restructuration devant être entreprise, suivant les hautes orientations royales contenues dans le dernier discours du Trône. Le ministère de l’Économie, des Finances et de la réforme administrative en a annoncé la couleur lors d’une conférence de presse donnée hier, mardi 4 août 2020 à Rabat.

Mohamed Benchaaboun a dévoilé à cette occasion les grandes lignes du plan de restructuration des entreprises publiques et de la passation de marchés, inscrit dans le cadre de la grande réforme du secteur public.

Concernant le secteur de l’agriculture et agro-industrie, il est prévu de faire fusionner l’ONICL avec ses filiales dans une seule entité qui devra être transférée au secteur privé.

Dans le domaine de l’action sociale, le gouvernement prévoit de faire fusionner l’Agence de développement social, l’Entraide nationale, l’Office du développement de la coopération (ODCO) et la Caisse de compensation.

Dans le secteur du développement territorial, le ministre a déclaré que les trois agences de développement économique et social et de relance (Sud, Nord et Oriental) seront dissoutes. Benchaaboun estime que leur maintien n’est plus justifié.

Du reste, l’État cèdera les entreprises publiques non stratégiques.

Ce n’est pas tout, comme préconisé par le Souverain à travers son discours, il sera procédé à la création d’une Agence nationale dont la principale mission sera la gestion des participations de l’État et de suivre le rythme des performances des entreprises publiques.

Le tout sera accompagné par le renforcement de la bonne gouvernance. Le but est d’assurer une autonomie financière aux méga holdings qui naîtront des fusions envisagées. Cela évitera à l’État de devoir débourser des sommes colossales pour rééquilibrer les comptes de ses entreprises publiques.  A titre indicatif, rien que pour cette année, les entreprises publiques et les entreprises à caractère non commercial ont nécessité des approvisionnements d’environ 36 milliards de dirhams.

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