Produits contrefaits. Le Coronavirus de l’économie

Douanes marocaines. L’anti-virus économique

Selon des recherches menées par l’OCDE et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), les importations de biens contrefaits ou piratés ont totalisé pas moins de 509 milliards USD en 2016. C’est 3.3 % du commerce mondial.

La Chine (décidément tous les virus viennent de là) a été la principale économie de provenance de ces conteneurs, représentant pas moins de 79 % de la valeur totale des conteneurs maritimes renfermant des marchandises de contrefaçon ayant fait l’objet d’une saisie à l’échelle mondiale, selon l’OCDE. Evidemment, elle n’est pas la seule. La Turquie, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, Singapour et la Thaïlande, font partie de cette liste des économies de provenance des biens contrefaits ou piratés échangés dans le monde.

Comment ces contrefaçons voyages-elles entre les pays? Selon le rapport conjoint de l’OCDE et de l’EUIPO, plus de la moitié de la valeur totale des marchandises de contrefaçon saisies dans le monde entier sont transportées par voie maritime.

Le phénomène a pris de l’ampleur. Entre 2014 et 2016, 82 % de la valeur des parfums et cosmétiques de contrefaçon saisis par les autorités douanières à l’échelle mondiale, 81 % de la valeur des articles d’habillement contrefaits et 73 % de la valeur des produits alimentaires, des jouets et des jeux contrefaits saisis par les douanes concernaient le transport maritime.

On mesure la gravité de ce trafic illégal qui cause un grand préjudice aux marques et aux droits d’auteur. Plus grave encore, met en garde l’OCDE, les biens contrefaits ou piratés représentent des risques pour la santé et la sécurité et des pertes de recettes pour les entreprises et les pouvoirs publics.

Comme le ministère de la Santé qui protège les citoyens contre les pandémies, la douane protège contre les produits frauduleux qui peuvent paralyser l’économie. En plus, il n’y a aucun vaccin contre la contrefaçon.

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