US Round Up du jeudi 24 septembre – Ségrégation scolaire, Ecoles contaminées, Chômage, Trump/Markle,

 

Le casse-tête de la rentrée scolaire en pleine épidémie fait toujours la Une des médias américains. A New-York le virus refait surface dans les établissements scolaires et les crèches. Le même virus qui a creusé le fossé des inégalités face au savoir, provoquant le décrochage scolaire. Du côté du Wisconsin, les autorités sanitaires alertent sur les parents qui font exprès d’envoyer leurs enfants contaminés à l’école. Une situation propice à la tension et à la panique…

Covid19 – Des cas signalés dans 100 établissements scolaires à New-York.

Au moins un cas Covid-19 a été signalé dans plus de 100 écoles et crèches dans la ville de New-York dès le premier jour de la reprise des cours en présentiel, lundi, selon le ministère de l’Éducation, cité par The New-York Times. Presque tous les établissements scolaires sont toutefois restés ouverts contre six qui ont fermé temporairement, conformément aux directives de la ville, car ils ont signalé plus de deux cas de contamination. Parmi les personnes infectées il y’en a qui n’ont pas signalé leur contamination. D’autres en ont informé les responsables et leurs contacts ont été mis en quarantaine, relève le NYT. Les experts de la santé publique disent que ces statistiques reflètent  une nouvelle réalité, tout en avertissant qu’avec la reprise des cours en présentiel, dans un système éducatif qui compte 1,1 million d’écoliers, 75,000 enseignants et 2,500 établissements scolaires et crèches, des nouveaux cas Covid-19 au quotidien ne seraient pas exclus, ainsi que des fermetures d’écoles et crèches. « Les parents doivent  être préparés pour ce jeu de la taupe, car le virus risque de frapper à tout moment dans les établissements scolaires jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin », met en garde Dr Michael Mina, professeur adjoint d’épidémiologie au Harvard T.H. Chan School of Public Health.

Comment le coronavirus aggrave la ségrégation scolaire aux Etats-Unis

Deux écolières Latino-Américaines penchées sur leur ordinateur devant un Taco Bell pour utiliser le Wifi, en Californie

La pandémie a creusé davantage les écarts de longue date en matière de savoir aux Etats-Unis. La gestion de l’enseignement à géométrie variable où se dessinerait une école à deux vitesses risque de provoquer une vague d’élèves « décrocheurs », signale Politico. À New York, le plus grand district scolaire du pays, les enseignants et les élèves de couleur disent ne pas se sentir en sécurité à leur retour à l’école. Les écoles n’ont pas de fenêtres, manquent de savon, de masques et de systèmes de ventilation fonctionnels. Ce qui rend presque impossible la reprise des cours en présentiel, relève le média. A une heure du Capitol, 27,000 écoliers de la ville de Baltimore, soit 1 élève sur 3 ne dispose pas d’ordinateur, outil indispensable pour suivre les cours à distance. De plus, des milliers d’étudiants n’ont pas accès à Internet. D’ailleurs, la photo des deux écolières à Salinas, en Californie, utilisant une connexion Wi-Fi gratuite devant un Taco Bell a fait le tour de la toile, tirant la sonnette d’alarme sur cette ville à majorité latino. Et dire que «C’est la Californie, qui abrite la Silicon Valley… mais où la fracture numérique n’a jamais été aussi profonde», a tweeté Kevin de León, membre du conseil municipal de Los Angeles, note la publication.

Covid19 – Le Wisconsin en alerte

Toujours dans le milieu scolaire, alors que les autorités de la banlieue du Milwaukee, dans l’Etat du Wisconsin, ont mis au point les préparatifs complexes pour une rentrée scolaire sûre et sécurisée dans un contexte pandémique, elles n’ont pas prévu le scénario suivant : les parents font exprès d’envoyer leurs enfants infectés à l’école, rapporte The Washington Post. Pourtant, c’est exactement ce qui s’est produit à plusieurs reprises dans les comtés de Washington et d’Ozaukee, ont affirmé les autorités sanitaires cette semaine. « Ce qui ce passe n’a jamais effleuré mon imagination ni mes rêves les plus fous ».  déplore Kirsten Johnson, la responsable du département de la santé publique de Washington Ozaukee. Pendant que les autorités sanitaires enquêtent sur ces cas dans une vingtaine d’écoles,  certains exigent une punition  sévère à l’encontre de tout parent qui se permet d’envoyer un enfant en classe après avoir été testé positif, signale le WP.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage restent élevées

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont en baisse par rapport au pic avoisinant les 7 millions enregistré en mars. Malgré leur réduction à 850,000 la semaine dernière contre 860,000 la semaine d’avant, elles restent toutefois à un niveau historiquement élevé, selon les chiffres publiées jeudi par le Département du Travail, souligne The Wall Street Journal. Le nombre élevé de demandes montre que les licenciements se poursuivent à un rythme élevé. En même temps, bon nombre de salariés ont repris leur ancien boulot ou ont en trouvé un nouveau, explique le Journal, ajoutant que dans l’ensemble, les demandes d’allocations au chômage ont diminué de 916, 000 à environ 12,6 millions pour la semaine close le 5 septembre. Bien que l’économie ait récupéré près de la moitié des emplois perdus au début de la pandémie en mars et avril, l’embauche a connu un ralentissement ces derniers mois, précise le WSJ.

Trump s’en prend à Meghan Markle et souhaite « bonne chance »au prince Harry 

Prince Harry et Meghan Markle

Le président Trump a publiquement taclé Meghan Markle, révélant qu’il n’était pas « fan d’elle », tout en souhaitant bonne chance au prince Harry. Ce fut lors d’une récente conférence de presse, où le président a été interrogé sur ce qu’il pensait du couple royal et son intervention dans la politique américaine en encourageant les Américains à voter aux prochaines élections, pour [le candidat démocrate] Joe Biden.  «Je ne suis pas fan d’elle. Mais je dirais ceci, et elle l’a déjà sûrement entendu, mais je souhaite beaucoup de courage à Harry, car il va en avoir besoin», a-t-il répondu, lit-on sur le site de Fox News.  « Eh bien, vous savez, je ne veux pas être impliqué dans ces histoires « , a t-il souligné lors d’une interview avec « The Ingraham Angle » au début de l’année. « Mais j’ai beaucoup de respect pour la reine. Et je ne pense pas que cela devrait lui arriver. » Markle avait affirmé vouloir voter pour Hilary Clinton en 2016 qualifiant Trump de misogyne, rappelle Fox News, ajoutant que Harry qui n’a jamais voté au Royaume-Uni tout comme les autres membres de la famille royale est soumis au protocole qui requiert la neutralité sur les questions politiques.

Jamila Arif

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