Daniel Brühl : « J’ai été très impressionné par le Festival de Marrakech ! »

Star de Inglourious Basterds ou encore du succès Marvel Captain Americ: Civil War, l’acteur allemand Daniel Brühl s’est prêté au jeu des photographes. Il est également membre du jury de cette 17ème édition du Festival International du Film de Marrakech.

Réputé pour son rôle dans Good Bye Lénin de Wolfgang Becker, son interprétation du soldat Fredrick Zoller dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino et son personnage du Dr Laszlo Kreizler dans la série The Alienist, l’acteur germano-espagnol et membre du jury de la 17e édition du FIFM nous parle de la difficulté à juger un film ainsi que de ses nouveaux défis en tant que réalisateur et producteur.

 

Après Cannes et Berlin, vous êtes membre du jury au Festival International du Film de Marrakech. Quel est votre sentiment ?

C’est très enrichissant pour moi, j’ai été une fois dans le jury des courts métrages à Cannes et membre de jury dans la compétition officielle de la Berlinale, j’avais adoré ces expériences. Ici, à Marrakech, c’est inspirant d’échanger avec d’autres réalisateurs et surtout très intéressant de les écouter en train de débattre à propos des films projetés, se disputer, …même s’il n’y avait pas beaucoup de différends, c’est très inspirant de voir tellement de films, de découvrir des cinémas différents, en l’espace de 10 jours. J’ai aussi été très impressionné par le festival de Marrakech et par la qualité de ses marsterclass ; c’est une expérience nouvelle pour moi, d’assister à des mastercalss d’un très haut niveau, avec Robert de Niro, Martin Scorsese, Guillermo Del Toro, Agnès Varda…de plus, le programme est dense, du coup, c’est un rêve qui se réalise pour moi, je serais très triste de quitter cette ville.

 

Comment jugez-vous vos films ? Est-ce que vous les voyez avec l’œil d’un acteur ?

Probablement, parce que lorsqu’on discute d’un film, moi et l’actrice indienne Ileana D’Cruz sommes les premiers qui évoquent le jeu des acteurs, c’est la première chose qui attire notre attention. Je regarde aussi un film avec le background que j’ai et mes connaissances à propos des films, il y a plusieurs réalisateurs différents dans le jury qui viennent de cultures différentes, c’est intéressant d’écouter leur approche. Des fois, ce qui est difficile, c’est de donner son avis juste après avoir visionné le film, parce qu’il peut nous arriver de changer d’avis quelques jours plus tard. C’est aussi difficile de juger ou de choisir un film parce que j’ai vu des interprétations incroyables et des jeux d’acteurs bluffants et ça va être difficile de les départager.

 

Comment préparez-vous vos rôles ? Avez-vous une méthodologie particulière ? Comment vous vous y êtes pris pour votre rôle Dr. Laszlo Kreizler par exemple dans la série The Alienist ?

C’était la première fois que je tournais dans une série télévisée, je devais passer énormément de temps avec ce personnage pour cerner toutes ses facettes, je voulais être super bien préparé pour le jouer. Dans ce cas précis, j’ai eu la chance d’avoir une femme sociologue, qui m’a beaucoup aidé dans mon processus de préparation parce qu’elle m’a filé énormément  d’astuces et de tuyaux et elle m’a mis en relation avec les crimes sociaux. J’ai aussi lu beaucoup de livres sur Freud, ce qui m’a permis de rentrer dans la tête de psychopathes.

 

Quelles sont vos nouveautés ?

C’était une année très intéressante pour moi, j’ai refusé deux projets de films parce que je voulais me concentrer sur autre chose. Les projets les plus importants pour moi sont ceux que je vais réaliser en tant que cinéaste, en Allemagne, prévus vers la fin de l’année prochaine. J’ai aussi participé dans un film que j’ai produit pour la première fois « My Zoe », de Julie Delpi, c’est un film très fort, j’en suis très fier, je viens de le voir il y a 2 semaines. Ce sont de nouveaux défis pour moi parce que j’ai été acteur pendant 25 ans, alors je me suis dit qu’il était temps pour moi de passer à autre chose et de m’essayer à la réalisation. Ceci étant, je suis prêt à échouer, je n’ai plus peur de me planter, je suis conscient que ça pourrait être un désastre mais pas tant que ça ! Si c’est un cauchemar, probablement, que je ne réitèrerais pas l’expérience, mais au moins j’aurais essayé. J’ai longuement pensant à cela et je voulais réaliser le film en Espagne (Barcelone), mais, pour plusieurs raisons, c’était plus logique de le tourner en Allemagne (Berlin), je suis quelqu’un qui s’adapte à toutes les situations. Je vais aussi jouer dans « Kingsman The Great Game » réalisé par Matthew Vaughn avec Ralph Fiennes. Je crois que l’année prochaine va être intéressante et amusante, puis, la série The Alienist va continuer, j’aurais donc le temps pour penser à la réalisation et laisser mûrir l’idée, j’en ai déjà parlé aux membres du jury et je pense qu’ils vont être cléments avec moi.

 

Qu’est devenu Wolfgang Becker, le réalisateur de « Good Bye Lenin » (2003) ? On n’entend plus parler de lui ?

On a fait un autre film ensemble qui n’a pas eu le même succès, mais Becker écrit quelque chose en ce moment, vous savez, il a un tempo un peu lent, il aime prendre son temps, on est toujours très proches.

 

Avez-vous eu le temps de visiter un peu la ville de Marrakech ?

Oui, hier, avec ma femme, on a mangé dans un restaurant marocain typique El Fassia, j’avais besoin de goûter de la vraie nourriture marocaine et non un couscous français ! J’ai adoré l’assortiment de salade marocaine, j’ai presque tout dégusté, et le couscous bien sûr. On a visité le souk, dans la médina, puis on a été au musée des Confluences, j’ai été subjugué par l’architecture magnifique du lieu, et ce soir, Tala Hadid va nous emmener dehors, je suis super excité de découvrir la place Jamaâ El Fna et le reste de la médina.

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