Printemps Musical des Alizés 2017 : Essaouira invite le monde !

Pour sa 17e édition, le Printemps des Alizés d’Essaouira (27-30 avril) nous a invités à parcourir le monde en musique. De l’Europe Centrale de Brahms à la Russie natale de Tchaïkovsky en passant par les “Viennoiseries” de Haydn ou l’Andalousie Albéniz, chacun des 12 concerts programmés a été dédié à un pays, nous laissant le temps de nous imprégner de son folklore, et de l’univers musical de chaque région.

« Cette année, Essaouira invite le monde, ….si chaque pays a sa propre culture et ses racines particulières, une force les unit tous, un langage commun : celui des émotions », déclare Dina Bensaid, la directrice artistique du festival, rejointe dans ses propos par le président Fondateur de l’Association Essaouira Mogador, André Azoulay qui rappelle le côté universel de ce langage commun qu’est la musique, loin de toute forme de régression ou de repli identitaire « La musique à Essaouira est un message de résistance, ….ici, toutes les sonorités et les musiques du monde sont les bienvenues ».

Après l’escapade musicale en Europe Centrale proposée en concert d’ouverture et orchestrée par le grand violoniste Régis Pasquier, le pianiste Guillaume Vincent, Adrien La Marca (alto) et Christian-Pierre La Marca (violoncelle), à Dar Souiri, le festival s’est poursuivi en invitant les mélomanes da la musique de chambre et de l’art lyrique le temps d’un week end à voyager autour du monde.

Pendant 4 jours, les festivaliers ont pu vivre des moments de grâce offerts par le Quatuor Hanson qui les a fait voyager à Vienne et en Allemagne du nord, en les immergeant dans les œuvres de Beethoven et de Schumann. En interprétant divinement des morceaux de Fauré, de Debussy et de Saint-Saëns, Emmanuelle Bertrand (violoncelle) et Pascal Amoyel (piano) ont convié le public de Dar Souiri à un après-midi enchanteur à Paris.

Pour sa part, le très attendu Yadaïn Piano Duo, formé par Eloïse Bella Kohn et Dina Bensaïd, a ébloui les spectateurs par leur interprétation époustouflante autour de l’enfance.

Et pendant que l’Aglaia Trio nous ont fait découvrir les chansons espagnoles traditionnelles, le contreténor américain Réginald Mobley nous a fait voyager à l’époque baroque, pour nous faire découvrir le répertoire méconnu des compositeurs noirs, injustement oubliés par l’Histoire.

Outre les concerts tenus à Dar Souiri et à l’église, l’Orchestre Philharmonique du Maroc, sous la direction d’Olivier Holt, accompagné pour la 1ère fois de l’Orchestre Symphonique de Guangzhou (Chine) a proposé une magnifique version de l’Opéra comique de Carmen de Bizet.

La Matinée Jeunes Talents avec le programme socio-culturel Mazaya, nous a donné cette année encore l’occasion d’applaudir aujourd’hui les talents de demain. Et forte du succès de l’an dernier, la Promenade musicale en Médina, a été l’occasion de redécouvrir la ville sous les notes et l’éclairage des plus grands compositeurs.

Ce périple musical hors du commun nous a fait traverser océans et cieux pour atterrir finalement en Amérique du Sud. Et C’est sur les sonorités du Tango Argentin que le rideau est tombé sur cette 17e édition qui vient confirmer l’excellence de la programmation de ce festival qui ne cesse de gagner en maturité.

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