Aéronautique. La révolution technologique est en marche
L’industrie aéronautique connait un essor remarquable mais fait face aujourd’hui à de nouveaux défis liés notamment aux exigences écologiques et à la réduction de l’empreinte carbone. Analyse du président du MIDPARC et de l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA), Hamid Benbrahim El Andaloussi
Le secteur aéronautique a longtemps été taxé de conservateur : la priorité étant donnée à la sécurité aérienne. Mais aujourd’hui, une rupture technologique est enclenchée afin de répondre aux exigences écologiques et à la réduction de l’empreinte carbone. Tout le monde s’y prépare. Au Maroc, le président du MIDPARC et de l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA) est catégorique. «Nous nous engageons actuellement dans cette nouvelle phase de transformation technologique du secteur aéronautique », confie à l’Observateur du Maroc et d’Afrique, Hamid Benbrahim El Andaloussi, qui estime que cette rupture passera nécessairement par la recherche et le développement. «Les études et les recherches sont en cours actuellement grâce à des talents marocains », note le professionnel qui ajoute que « notre richesse, c’est d’abord nos talents et donc notre capacité à former des jeunes pour les intégrer dans cette révolution aéronautique ».
Bonnes performances
Durant les 20 dernières années, le secteur de l’aéronautique a réalisé de bonnes performances et le Maroc est devenu le principal exportateur de matériels, pièces et composants aéronautiques du continent africain, générant, en 2022, un chiffre d’affaire à l’export dépassant les 21 milliards de Dhs. La présence de grands acteurs aéronautiques mondiaux a largement illustre parfaitement la place du Royaume sur l’échiquier régional et international. « Aujourd’hui nous sommes devenus la base la plus compétitive à proximité de l’Europe », résume le président du MIDPARC et de l’IMA ajoutant : «Nous avons gagné en compétences et en valeur ajoutée ».
Sur la part d'intégration locale dans la chaîne de valeur de notre industrie aéronautique, il indique que « le taux d'intégration actuel de l'industrie est de l'ordre de 40% avec une progression de l'ordre de 50% de l’écosystème aéronautique national sur l’ensemble de l'année 2022 ». Autre acquis relevé : le taux d'insertion des femmes qui avoisine actuellement les 40% dans le secteur.
Avenir prometteur
L’avenir du secteur est prometteur. Selon Hamid Benbrahim El Andaloussi, l’activité mondiale de l’aéronautique enregistre une croissance de 4 à 5% annuellement. Le nombre d’avions dans le monde devrait doubler en 20 ans avec 46.000 appareils à construire. «C’est une opportunité que le Maroc devrait saisir», conclut l’expert.
Bonnes performances
Durant les 20 dernières années, le secteur de l’aéronautique a réalisé de bonnes performances et le Maroc est devenu le principal exportateur de matériels, pièces et composants aéronautiques du continent africain, générant, en 2022, un chiffre d’affaire à l’export dépassant les 21 milliards de Dhs. La présence de grands acteurs aéronautiques mondiaux a largement illustre parfaitement la place du Royaume sur l’échiquier régional et international. « Aujourd’hui nous sommes devenus la base la plus compétitive à proximité de l’Europe », résume le président du MIDPARC et de l’IMA ajoutant : «Nous avons gagné en compétences et en valeur ajoutée ».
Sur la part d'intégration locale dans la chaîne de valeur de notre industrie aéronautique, il indique que « le taux d'intégration actuel de l'industrie est de l'ordre de 40% avec une progression de l'ordre de 50% de l’écosystème aéronautique national sur l’ensemble de l'année 2022 ». Autre acquis relevé : le taux d'insertion des femmes qui avoisine actuellement les 40% dans le secteur.
Avenir prometteur
L’avenir du secteur est prometteur. Selon Hamid Benbrahim El Andaloussi, l’activité mondiale de l’aéronautique enregistre une croissance de 4 à 5% annuellement. Le nombre d’avions dans le monde devrait doubler en 20 ans avec 46.000 appareils à construire. «C’est une opportunité que le Maroc devrait saisir», conclut l’expert.