Finances publiques. Recettes en hausse, déficit sous pression
Les finances publiques affichent un visage contrasté à fin juillet 2025. D’un côté, les recettes progressent fortement. De l’autre, le déficit budgétaire se creuse, conséquence directe d’une accélération des dépenses d’investissement.
Selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), les recettes publiques ont augmenté de 19,2 % sur un an. La fiscalité demeure le principal moteur, avec une progression de 21,3 % des impôts. L’impôt sur les sociétés reflète la bonne santé des entreprises, tandis que l’impôt sur le revenu profite d’une reprise de l’emploi formel et des hausses salariales.La taxe intérieure de consommation et la TVA participent également à cette dynamique, confirmant une reprise de la consommation et l’impact des efforts de lutte contre l’informel.Les recettes non fiscales connaissent une envolée de 34,4 %. Elles s’expliquent par des contributions exceptionnelles, notamment celles de Bank Al-Maghrib, de l’Agence de la conservation foncière et de l’OCP, dont les versements étaient absents à la même période de 2024.Un déficit alimenté par l’investissementMalgré ces performances, le déficit budgétaire atteint 53,7 milliards de dirhams, contre 35,3 milliards un an auparavant. Cette aggravation est liée à la hausse de 10,5 % des dépenses d’investissement, portées à 65,4 milliards. Le gouvernement assume ce choix, l’investissement public étant mobilisé pour financer les grands chantiers de réforme, notamment dans l’éducation, la santé et la protection sociale. Le solde ordinaire, en revanche, ressort en nette amélioration,