Modernisation des marchés. Un programme national lancé
Le Maroc lance un programme national d’un milliard de dirhams pour moderniser ses marchés hebdomadaires. L’objectif : améliorer les infrastructures, valoriser les produits locaux et renforcer la compétitivité tout en assurant la sécurité sanitaire et la création d’emplois.
Le gouvernement met le cap sur la modernisation des marchés hebdomadaires avec un programme national doté d’une enveloppe d’un milliard de dirhams, visant à renforcer leur attractivité et leur rôle économique et social. L’accord-cadre relatif à ce programme est en cours de signature au niveau du ministère de l’Agriculture.Le financement sera partagé entre trois ministères : 500 millions de dirhams par le ministère de l’Intérieur et sa Direction générale des collectivités territoriales, 250 millions par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et 250 millions par le ministère de l’Industrie et du Commerce.Ce programme ambitionne de réorganiser les espaces économiques, de valoriser les produits locaux, d’améliorer l’attractivité des territoires et de renforcer la compétitivité tout en intégrant les principes du développement durable. Il s’agit également de créer des emplois et d’améliorer les conditions de travail et de commercialisation pour les commerçants, artisans et usagers des souks.Selon le ministère de l’Intérieur, les marchés hebdomadaires sont des équipements publics locaux essentiels, générateurs de revenus pour certaines communes. Pourtant, ces marchés présentent plusieurs faiblesses structurelles, telles que la vétusté des infrastructures, le rôle prépondérant des intermédiaires, le manque de professionnalisation et l’absence de plans d’organisation clairs.Pour remédier à ces dysfonctionnements, les communes bénéficient d’un appui financier et technique et sont encouragées à adopter des modes de gestion modernes, comme la délégation de service public ou la création de sociétés de développement local, au lieu de la gestion directe traditionnelle. Un guide pratique a été élaboré pour encadrer la gouvernance des marchés, avec des cahiers des charges types définissant les obligations des exploitants et les conditions d’exploitation.Le volet sanitaire est également au cœur du dispositif. Les abattoirs ruraux situés dans les souks font l’objet de contrôles vétérinaires réguliers, tandis que des commissions mixtes effectuent des visites périodiques pour vérifier la conformité des produits aux normes sanitaires, avec des mesures immédiates en cas d’infractions, incluant la destruction des denrées impropres à la consommation.