Bank Al-Maghrib. Vers un statu quo sur le taux directeur
À l’approche de son conseil trimestriel du 23 septembre, Bank Al-Maghrib (BAM) s’oriente vers le maintien de son taux directeur inchangé. Une décision largement anticipée par les analystes, dont BMCE Capital Global Research (BKGR).
Bank Al-Maghrib (BAM) devrait maintenir son taux directeur inchangé lors de son conseil trimestriel du 23 septembre, selon les prévisions de BMCE Capital Global Research (BKGR).Dans son dernier « Flash Strategy », BKGR souligne que, malgré un avis partagé parmi les investisseurs, le maintien du statu quo constitue le scénario central, avec une perspective de baisse d’ici la fin 2025.Un sondage mené par BKGR auprès d’investisseurs institutionnels marocains révèle que 89 % jugent la politique monétaire actuelle appropriée. Toutefois, 56 % anticipent une baisse de 25 points de base lors du Conseil du 23 septembre, tandis que 33 % estiment que le taux directeur pourrait atteindre 2 % d’ici fin 2025, laissant entrevoir une réduction plus tard dans l’année, soit en septembre, soit en décembre.La stabilisation des prix à la consommation, après plusieurs trimestres de tensions inflationnistes, offre à la Banque centrale une fenêtre pour consolider ses acquis sans durcir davantage sa politique monétaire. Un relèvement du taux directeur alourdirait le coût du crédit et risquerait d’étouffer une reprise déjà hésitante.Mais l’option inverse — une baisse du taux — n’est pas davantage envisageable. L’économie marocaine reste exposée à plusieurs fragilités : faible reprise agricole après des conditions climatiques défavorables, ralentissement mondial et incertitudes géopolitiques. Abaisser le taux directeur pourrait être interprété comme un signal d’inquiétude, alors que BAM s’efforce de préserver la confiance.Le statu quo attendu signifie que les conditions de financement resteront inchangées. Les entreprises continueront d’accéder au crédit dans les mêmes conditions, sans amélioration notable pour soutenir l’investissement. Les ménages, de leur côté, ne devraient constater ni baisse des taux sur les prêts immobiliers et à la consommation, ni hausse pénalisante.