1-54 Marrakech : Meriem Nour présente « Shifting Lights »
Meriem Nour expose « Shifting Lights » le 7 février 2026 à l’Atelier Hanout- 1-54 Marrakech.

Présentée à l’Atelier Hanout dans le cadre de la foire d’art contemporain africain 1-54 Marrakech, « Shifting Lights » est une exposition multimédia sur la représentation du corps féminin dans les sociétés arabes contemporaines, conçue par Meriem Nour. À découvrir le samedi 7 février 2026.

Créatrice et fondatrice de la maison Hanout, Meriem Nour participe au What’s On de la 1-54 de Marrakech, avec « Shifting Lights ». À la croisée de la création textile, de l’image et de l’espace, cette exposition tridimensionnelle (photographies, vidéo et installation) interroge les mécanismes de représentation du corps féminin dans les sociétés arabes contemporaines et la manière dont le vêtement participe à la construction du regard social.« Shifting Lights » : une exposition multimédia« Shifting Lights » : une exposition en trois actes, faite de rencontres d’idées, mais également de collaboration et dévoilée sur trois médias.La vidéo : ouverture du parcoursL’expérience débute par une œuvre filmique conçue comme un seuil perceptif. Le film introduit le visiteur dans un espace de tension entre mouvement, lumière et respiration du corps. Il ne s’agit pas d’un récit linéaire, mais d’une séquence sensorielle qui prépare le regard et installe un climat de suspension avant l’entrée dans l’espace d’exposition.La photographie : surface du regardLe parcours se prolonge par un ensemble photographique accroché sur un mur noir volontairement radical. Les images travaillent le flou, la fragmentation et la discontinuité du corps afin de traduire la porosité entre identité intime et représentation publique. Le textile y apparaît telle une matière narrative, laissé brut, principalement à travers l’usage de toile non teintée, affirmant le vêtement comme support symbolique.Pour immortaliser sa vision artistique précise, Meriem Nour a fait appel à la jeune photographe marocaine Yasmine Hatimi. Elle a choisi cette artiste notamment pour la poésie qui émane de ses clichés, pour son travail sur la culture marocaine contemporaine dans lequel elle déconstruit subtilement les stéréotypes sur les évocations et autres visions du Maroc. Les images de Yasmine Hatimi allient nuance, intensité et profondeur et proposent un regard différent face aux préjugés, aux idées formatées de nos sociétés.L’installation : matérialité et présenceAu cœur de la mise en scène, six silhouettes féminines composant une cartographie d’états - la sensuelle, l’intellectuelle, la punk, la spirituelle, la poétique et la figure de pouvoir - mises en regard d’une présence centrale assise, blanche, volontairement dépourvue d’identité assignée. Loin d’un portrait psychologique fermé, ces figures incarnent des positions du corps et de l’être : des manières d’habiter l’espace, de se protéger, de s’affirmer ou de disparaître. Ces différents états sont représentés à travers la variation d’une même pièce vestimentaire, signée Meriem Nour, un grand classique de la maison Hanout, déjà présent sur la partie photographique. Les silhouettes transforment le vêtement en objet spatial et sculptural, et font de l’installation une constellation de présences suspendues.« Shifting Lights ne parle pas de montrer des vêtements, explique Meriem Nour, mais de révéler la manière dont le corps féminin est regardé, cadré et négocié dans les sociétés arabes contemporaines ». À travers « Shifting Lights », l’artiste propose une lecture du corps féminin comme territoire traversé par des constructions multiples - culturelles, sociales et symboliques - et interroge la façon dont le vêtement, loin d’être neutre, participe à la fabrication des identités visibles.Atelier Hanout, l’espace d’artMeriem Nour poursuivra une programmation régulière à l’Atelier Hanout, lieu de travail et de production dont l’étage se transforme ponctuellement en espace dédié à l’art et à l’artisanat, avec la mode en filigrane. L’exposition inaugurale « La Fatna » s’était terminée en janvier 2025. Elle était consacrée à une artisane, la brodeuse La Fatna Maaroufi et présentait notamment une collection de photographies d'archives couvrant plusieurs décennies de mode marocaine. « Shifting Lights » sera ouvert au public sur rendez-vous jusqu’au 31 mars 2026.