Exportations agricoles. Le poivron frais marocain fait son entrée dans le Top 20 mondial
Agriculture. Le Maroc intègre le Top 20 mondial du poivron frais.

Selon les dernières données publiées par l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Maroc s’est hissé au 20ème rang mondial des producteurs de poivrons frais, enregistrant une valeur d'exportation de 115 millions d'euros. 

Après la tomate et les baies, le poivron frais confirme le savoir-faire exportateur du modèle agricole marocain. Les statistiques de la FAO mettent en lumière une progression remarquable du Royaume sur l’échiquier international, consolidant son statut de fournisseur incontournable des marchés de l'Union européenne et du Royaume-Uni.Le positionnement du poivron frais marocain (notamment le poivron doux) s’explique par une conquête agressive de marchés exigeants. Récemment, le Maroc a franchi le cap historique des 50 000 tonnes exportées vers le marché allemand sur une seule campagne et s'est installé au 4ème rang des fournisseurs du Royaume-Uni.Au niveau de l’Union européenne, le Maroc s'impose désormais comme le troisième fournisseur global de poivrons en volume, juste derrière l'Espagne et les Pays-Bas. Ce bond en avant coïncide avec l'érosion des parts de marché des plateformes horticoles du sud de l'Europe, pénalisées par l'explosion des coûts de production (énergie, intrants) et des contraintes climatiques de plus en plus lourdes. Le Maroc, grâce à ses avantages compétitifs en matière de main-d'œuvre et à des conditions d'ensoleillement optimales, comble efficacement ce repli européen.Si la performance quantitative est indéniable, l'analyse fine des données douanières soulève la question de la marge de progression en valeur. Avec un prix moyen à l'exportation qui gravite autour de 1,34 euro le kilo (contre plus de 2,15 euros pour les Pays-Bas et 2,40 euros pour l'Espagne), le produit marocain reste positionné sur un segment fortement concurrentiel par les prix.L'enjeu à moyen terme pour les agrégateurs et exportateurs nationaux réside dans la montée en gamme. L'adoption progressive de technologies de pointe sous serre, l'extension des certifications éco-responsables et l'optimisation du conditionnement sont autant de leviers indispensables pour capter davantage de valeur ajoutée par kilo exporté.