Mawazine 2026 : Pongo embrase le Bouregreg dans une déferlante afro-électro
La star angolaise Pongo a enflammé lundi soir la scène Bouregreg- Mawazine 2026.

Portée par une énergie débordante et des rythmes irrésistibles, la star angolaise Pongo a transformé, lundi soir, la scène du Bouregreg en immense piste de danse à ciel ouvert. Entre kuduro moderne, sonorités électroniques et communion avec le public, l'artiste a offert l'un des moments les plus vibrants de cette 21e édition de Mawazine.

Dès son apparition sur scène, le ton était donné. Dans une tenue futuriste aux couleurs éclatantes, Pongo a fait une entrée remarquée sur la scène du Bouregreg, déclenchant instantanément l'enthousiasme des milliers de festivaliers venus assister à son concert dans le cadre de la 21e édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde.Sous les lumières scintillantes qui se reflétaient sur les eaux du fleuve, l'artiste angolaise a rapidement imposé son univers musical, fusion explosive d'afro-électro, de kuduro et de rythmes urbains contemporains. Dès les premières notes de « Bruxos », le public s'est laissé entraîner dans un tourbillon sonore où les basses profondes dialoguaient avec des percussions africaines et des nappes électroniques hypnotiques.Titre après titre, notamment avec « Doudou » et « Chora », l'esplanade du Bouregreg s'est transformée en une gigantesque piste de danse. Des premiers rangs jusqu'aux espaces les plus éloignés, les spectateurs ont accompagné l'artiste dans une même pulsation, reprenant les refrains, frappant dans leurs mains et répondant à ses appels avec ferveur.Infatigable, Pongo a parcouru la scène avec une intensité rare.Chorégraphies millimétrées, sauts, mouvements de danse et interactions constantes avec la foule ont rythmé une prestation où chaque morceau semblait repousser un peu plus les limites de l'énergie collective. À plusieurs reprises, la chanteuse a invité le public à célébrer, à travers la danse, la liberté, la diversité et la force du partage.Cette communion entre l'artiste et les festivaliers a atteint son apogée dans les dernières minutes du concert, lorsque la foule, totalement conquise, a accompagné en chœur les ultimes refrains. Une ovation nourrie a alors salué la performance de celle qui s'est imposée au fil des années comme l'une des figures incontournables de la scène afro-urbaine internationale.De son vrai nom Engrácia Domingos da Silva, Pongo s'est révélée au grand public grâce à sa collaboration avec le groupe portugais Buraka Som Sistema avant de bâtir une carrière solo remarquée, portée par une identité musicale singulière mêlant héritage angolais et modernité électronique.Organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 21e édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde se poursuit à Rabat jusqu'au 27 juin, confirmant une nouvelle fois son statut de rendez-vous majeur de la scène musicale internationale et de carrefour des cultures.