Musique
Jazzablanca 2026 : Jessie J et Jorja Smith offrent un duo inoubliable pour une clôture en apothéose
Samedi soir, Jazzablanca a refermé sa 19ᵉ édition avec deux des plus grandes voix britanniques de leur génération. Entre la soul envoûtante de Jorja Smith, la puissance vocale de Jessie J et un duo aussi inattendu qu'émouvant, le festival a offert au public casablancais une soirée qui s'inscrit déjà parmi les plus marquantes de son histoire.
Kawtar Firdaous
Jessie J et Jorja Smith, un duo suspendu sur la scène d'Anfa Park en clôture de Jazzablanca 2026.

Jorja Smith, la grâce soul qui a enveloppé Jazzablanca 2026.

La diva britannique Jessie J électrise le public casablancais à Jzzablanca 2026.

Une présence scénique XXL Jessie J illumine Jazzablanca.

Jessie J, l'explosion pop de la soirée de clôture de Jazzablanca 2026.
Casablanca savait que cette dernière soirée serait particulière. Depuis plusieurs semaines, la programmation promettait une affiche entièrement portée par des voix féminines d'exception. Mais, lorsque les lumières d'Anfa Park se sont progressivement éteintes pour laisser place à la musique, c'est bien plus qu'un concert qui s'est joué : une véritable célébration de la scène britannique contemporaine, dans toute sa diversité.
Deux voix, deux univers, une même émotion
La première à prendre possession de la scène est Jorja Smith. Sans jamais forcer l'émotion, la chanteuse britannique impose immédiatement son univers. Une voix de velours, grave et enveloppante, qui flotte au-dessus d'arrangements épurés où la soul, le R&B et le jazz se rencontrent avec une élégance rare. Portée par "Be Honest", "True Lights" et "Try Me", elle installe une atmosphère feutrée, presque suspendue, où chaque note semble trouver un écho dans le silence attentif d'Anfa Park.
Le public écoute autant qu'il chante. Ici, personne ne cherche à couvrir l'artiste. Les refrains sont repris avec délicatesse, comme un chœur discret qui accompagne chaque respiration. Les jeux de lumière, volontairement sobres, accentuent cette proximité presque intimiste malgré l'immensité du site.
Jorja Smith ne multiplie ni les artifices ni les démonstrations. Elle préfère raconter les émotions avec une économie de gestes qui renforce encore la puissance de son interprétation. Chaque morceau semble trouver naturellement sa place dans cette nuit casablancaise où le silence devient parfois aussi expressif que les applaudissements. Son timbre chaud, d'une justesse remarquable, captive un public qui se laisse porter par l'intensité de chacune de ses interprétations.
Puis vient le changement de rythme. Les projecteurs s'intensifient, les musiciens accélèrent le tempo et une clameur traverse instantanément la foule. Jessie J fait son entrée. En quelques secondes seulement, la scène change de dimension. Là où Jorja Smith avait installé une douceur hypnotique, Jessie J déclenche une véritable décharge d'énergie. Son charisme explose dès les premiers instants. Dès les premières notes de "Do It Like a Dude", le ton est donné. L'artiste britannique parcourt la scène avec une aisance déconcertante, harangue le public et enchaîne les titres avec une énergie communicative.
Elle poursuit avec "Nobody's Perfect", repris en chœur par des milliers de spectateurs, avant de faire monter encore la température avec "Burning Up", où sa puissance vocale impressionne autant que sa présence scénique. Chaque montée en intensité déclenche une vague d'acclamations. Jessie J alterne ensuite entre moments de confidence et performances vocales spectaculaires, avant de faire exploser Anfa Park sur les premières notes de "Price Tag", véritable hymne pop devenu incontournable. Les bras se lèvent, les voix s'unissent et le festival tout entier semble chanter à l'unisson.
Puissante, précise, capable de passer d'une envolée vocale à une confidence murmurée, l'artiste démontre une nouvelle fois pourquoi elle demeure l'une des meilleures performeuses de sa génération. Souriante, généreuse et profondément connectée à son public, elle transforme chaque morceau en un moment de partage.
Quand deux étoiles britanniques ne font plus qu'une
Mais le moment que personne n'attendait vraiment allait transformer cette soirée en souvenir collectif. Dans une ambiance déjà électrique, Jessie J invite Jorja Smith à la rejoindre sur scène. Lorsque cette dernière réapparaît sous les applaudissements, Anfa Park explose de joie. Deux générations, deux sensibilités, deux écritures musicales différentes se retrouvent enfin côte à côte. Le contraste fait toute la beauté de l'instant.
D'un côté, la puissance pop et la virtuosité vocale de Jessie J. De l'autre, la retenue élégante et la profondeur soul de Jorja Smith. Leurs voix ne cherchent jamais à rivaliser ; elles se répondent, s'entrelacent et se complètent avec une étonnante évidence.
Les deux artistes interprètent ensemble "Who we are", offrant l'un des moments les plus émouvants de cette édition de Jazzablanca. Les premières paroles suffisent à plonger le public dans un silence presque religieux avant que des milliers de voix ne viennent accompagner le refrain. Les harmonies entre Jessie J et Jorja Smith donnent une dimension nouvelle à cette chanson devenue un hymne à l'acceptation de soi et à la résilience. Les regards échangés entre les deux chanteuses, leur complicité évidente et la sincérité de leur interprétation transforment ce duo en un instant suspendu, gravé dans les mémoires de tous ceux qui avaient fait le déplacement.
Cette rencontre résume à elle seule la philosophie de Jazzablanca : provoquer des dialogues artistiques improbables, faire se croiser les univers et offrir au public des expériences que seule la scène peut rendre possibles.
Lorsque les dernières notes s'évanouissent dans le ciel de Casablanca, les applaudissements refusent de s'arrêter. Les artistes saluent une ultime fois, les musiciens quittent progressivement la scène, tandis que le public demeure quelques instants immobile, comme pour prolonger cette parenthèse.
Avec cette clôture portée par Jorja Smith, Jessie J et leur bouleversant duo sur Who You Are, Jazzablanca 2026 s'achève sur une image forte : celle d'un festival qui confirme, année après année, son ambition internationale et sa capacité à transformer Casablanca en capitale des grandes émotions musicales. Plus qu'un simple concert, cette ultime soirée a offert une célébration de la musique dans ce qu'elle a de plus universel : la rencontre, l'émotion et le partage. Une fin en apothéose qui restera longtemps gravée dans la mémoire des festivaliers.
Deux voix, deux univers, une même émotion
La première à prendre possession de la scène est Jorja Smith. Sans jamais forcer l'émotion, la chanteuse britannique impose immédiatement son univers. Une voix de velours, grave et enveloppante, qui flotte au-dessus d'arrangements épurés où la soul, le R&B et le jazz se rencontrent avec une élégance rare. Portée par "Be Honest", "True Lights" et "Try Me", elle installe une atmosphère feutrée, presque suspendue, où chaque note semble trouver un écho dans le silence attentif d'Anfa Park.
Le public écoute autant qu'il chante. Ici, personne ne cherche à couvrir l'artiste. Les refrains sont repris avec délicatesse, comme un chœur discret qui accompagne chaque respiration. Les jeux de lumière, volontairement sobres, accentuent cette proximité presque intimiste malgré l'immensité du site.
Jorja Smith ne multiplie ni les artifices ni les démonstrations. Elle préfère raconter les émotions avec une économie de gestes qui renforce encore la puissance de son interprétation. Chaque morceau semble trouver naturellement sa place dans cette nuit casablancaise où le silence devient parfois aussi expressif que les applaudissements. Son timbre chaud, d'une justesse remarquable, captive un public qui se laisse porter par l'intensité de chacune de ses interprétations.
Puis vient le changement de rythme. Les projecteurs s'intensifient, les musiciens accélèrent le tempo et une clameur traverse instantanément la foule. Jessie J fait son entrée. En quelques secondes seulement, la scène change de dimension. Là où Jorja Smith avait installé une douceur hypnotique, Jessie J déclenche une véritable décharge d'énergie. Son charisme explose dès les premiers instants. Dès les premières notes de "Do It Like a Dude", le ton est donné. L'artiste britannique parcourt la scène avec une aisance déconcertante, harangue le public et enchaîne les titres avec une énergie communicative.
Elle poursuit avec "Nobody's Perfect", repris en chœur par des milliers de spectateurs, avant de faire monter encore la température avec "Burning Up", où sa puissance vocale impressionne autant que sa présence scénique. Chaque montée en intensité déclenche une vague d'acclamations. Jessie J alterne ensuite entre moments de confidence et performances vocales spectaculaires, avant de faire exploser Anfa Park sur les premières notes de "Price Tag", véritable hymne pop devenu incontournable. Les bras se lèvent, les voix s'unissent et le festival tout entier semble chanter à l'unisson.
Puissante, précise, capable de passer d'une envolée vocale à une confidence murmurée, l'artiste démontre une nouvelle fois pourquoi elle demeure l'une des meilleures performeuses de sa génération. Souriante, généreuse et profondément connectée à son public, elle transforme chaque morceau en un moment de partage.
Quand deux étoiles britanniques ne font plus qu'une
Mais le moment que personne n'attendait vraiment allait transformer cette soirée en souvenir collectif. Dans une ambiance déjà électrique, Jessie J invite Jorja Smith à la rejoindre sur scène. Lorsque cette dernière réapparaît sous les applaudissements, Anfa Park explose de joie. Deux générations, deux sensibilités, deux écritures musicales différentes se retrouvent enfin côte à côte. Le contraste fait toute la beauté de l'instant.
D'un côté, la puissance pop et la virtuosité vocale de Jessie J. De l'autre, la retenue élégante et la profondeur soul de Jorja Smith. Leurs voix ne cherchent jamais à rivaliser ; elles se répondent, s'entrelacent et se complètent avec une étonnante évidence.
Les deux artistes interprètent ensemble "Who we are", offrant l'un des moments les plus émouvants de cette édition de Jazzablanca. Les premières paroles suffisent à plonger le public dans un silence presque religieux avant que des milliers de voix ne viennent accompagner le refrain. Les harmonies entre Jessie J et Jorja Smith donnent une dimension nouvelle à cette chanson devenue un hymne à l'acceptation de soi et à la résilience. Les regards échangés entre les deux chanteuses, leur complicité évidente et la sincérité de leur interprétation transforment ce duo en un instant suspendu, gravé dans les mémoires de tous ceux qui avaient fait le déplacement.
Cette rencontre résume à elle seule la philosophie de Jazzablanca : provoquer des dialogues artistiques improbables, faire se croiser les univers et offrir au public des expériences que seule la scène peut rendre possibles.
Lorsque les dernières notes s'évanouissent dans le ciel de Casablanca, les applaudissements refusent de s'arrêter. Les artistes saluent une ultime fois, les musiciens quittent progressivement la scène, tandis que le public demeure quelques instants immobile, comme pour prolonger cette parenthèse.
Avec cette clôture portée par Jorja Smith, Jessie J et leur bouleversant duo sur Who You Are, Jazzablanca 2026 s'achève sur une image forte : celle d'un festival qui confirme, année après année, son ambition internationale et sa capacité à transformer Casablanca en capitale des grandes émotions musicales. Plus qu'un simple concert, cette ultime soirée a offert une célébration de la musique dans ce qu'elle a de plus universel : la rencontre, l'émotion et le partage. Une fin en apothéose qui restera longtemps gravée dans la mémoire des festivaliers.
