La Zambie renoue avec la croissance
L'économie zambienne a enregistré une forte accélération au premier trimestre 2026, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 7,7 %, contre 1,6 % au trimestre précédent et 4,5 % à la même période en 2025, a annoncé Sheila S. Mudenda, statisticienne générale de l'Agence nationale des statistiques de Zambie (ZamStats).
Cette performance est principalement portée par les secteurs de l'agriculture, de la sylviculture et de la pêche, qui ont contribué à eux seuls à hauteur de 1,9 point de pourcentage à la croissance globale. Les activités liées aux arts, aux spectacles, aux loisirs, à l'information et à la communication, au transport, à l'entreposage ainsi qu'à l'hébergement et à la restauration ont également soutenu cette dynamique.D'autres secteurs ont affiché des résultats positifs, notamment le commerce de gros et de détail, les services financiers et d'assurance, l'industrie manufacturière, la construction, l'éducation, l'immobilier, la santé et les services sociaux.En revanche, la progression du PIB a été freinée par le recul de l'approvisionnement en eau, des services administratifs et de soutien ainsi que des activités professionnelles, scientifiques et techniques.Selon ZamStats, ces estimations sont calculées à prix constants afin de mesurer l'évolution réelle de l'activité économique, indépendamment des fluctuations des prix.Cette reprise intervient après une période marquée par les effets de la sécheresse. La Banque mondiale estime que la croissance économique de la Zambie a atteint 4,6 % en 2025, soutenue par les secteurs miniers, agricole et touristique. Dans le même temps, la dette publique est passée de 133,4 % du PIB en 2023 à environ 93,4 % en 2025, grâce aux accords de restructuration portant sur près de 94 % de la dette extérieure.Le Fonds monétaire international (FMI) juge les perspectives de moyen terme globalement favorables, à condition que les investissements miniers se renforcent, que la production agricole et électrique continue de progresser et que la discipline budgétaire soit maintenue. L'institution souligne toutefois la nécessité d'accélérer les réformes destinées à stimuler le secteur privé, diversifier l'économie et favoriser une croissance plus inclusive.Le défi pour les autorités sera désormais de consolider cette reprise dans un environnement international incertain et à l'approche des prochaines échéances électorales. Le FMI table sur une croissance de 4,3 % en 2026, tandis que la Banque mondiale anticipe une progression moyenne de 5,3 % par an entre 2026 et 2028.**related_articles[21561-Sahara marocain. La Zambie réitère son soutien à l’intégrité territoriale du Royaume ]**