Pour son ultime soirée, la 21ᵉ édition du Festival Mawazine a frappé un grand coup. En investissant pour la première fois le Stade Prince Moulay Abdellah pour son concert de clôture, le festival a changé d'échelle. Porté par un ElGrandeToto au sommet de son art, rejoint par Morad, ce final spectaculaire a réuni des dizaines de milliers de festivaliers, tandis que Bebe Rexha, Tamer Hosny, Diamond Platnumz, Dionne Warwick et plusieurs autres artistes faisaient vibrer les différentes scènes de Rabat et Salé.
La 21ᵉ édition de Mawazine s'est achevée samedi soir en apothéose. Après neuf jours de concerts ayant réuni les plus grandes figures des scènes marocaine, arabe, africaine et internationale, le festival a offert un final à la hauteur de sa réputation, marqué par une affluence exceptionnelle et une programmation éclectique.Le moment le plus attendu de cette soirée restera sans conteste le concert d'ElGrandeToto au Stade Prince Moulay Abdellah. Pour la première fois, cette enceinte emblématique accueillait un spectacle de clôture de Mawazine, illustrant les nouvelles ambitions du festival. Déjà tête d'affiche de l'édition précédente à l'OLM Souissi, le rappeur casablancais a franchi un nouveau cap en investissant cette scène monumentale devant un public venu en masse.Porté par une scénographie ambitieuse, une énergie débordante et une communion permanente avec ses fans, ElGrandeToto a transformé le stade en une immense scène à ciel ouvert où chaque morceau était repris en chœur. Plus qu'un simple concert, cette prestation a confirmé son statut d'artiste incontournable de la scène urbaine marocaine et l'une des figures les plus influentes de sa génération.À ses côtés, Morad a apporté toute l'intensité de son univers musical. Le rappeur hispano-marocain a insufflé une dimension méditerranéenne à cette soirée exceptionnelle, offrant un dialogue artistique entre deux des plus grandes figures actuelles du rap. Leur présence commune a donné à cette clôture une résonance résolument internationale.Pendant ce temps, les autres scènes du festival continuaient de faire vivre la diversité qui fait l'identité de Mawazine.
À l'OLM Souissi, la chanteuse américaine Bebe Rexha a séduit le public avec un concert pop rythmé par ses plus grands succès. Son énergie communicative et sa proximité avec les festivaliers ont fait de cette prestation l'un des grands rendez-vous internationaux de cette dernière soirée.Sur la scène Nahda, la star égyptienne Tamer Hosny a retrouvé un public marocain particulièrement fidèle. Entre émotion, générosité et interaction permanente avec ses admirateurs, l'artiste a confirmé les liens privilégiés qui l'unissent au Royaume, offrant un spectacle chaleureux où se sont succédé ses plus grands titres.À Bouregreg, Diamond Platnumz a fait danser les festivaliers au rythme du bongo flava et de l'afropop. Véritable icône de la musique tanzanienne, il a livré une prestation festive qui a une nouvelle fois affirmé la place de cette scène comme vitrine des musiques africaines contemporaines.
Au Théâtre National Mohammed V, la légendaire Dionne Warwick a offert un moment suspendu. Dans une ambiance plus intimiste, l'icône américaine de la soul, de la pop et du R&B a revisité un répertoire devenu intemporel, rappelant toute la richesse de la programmation de Mawazine.Le Chellah a, quant à lui, accueilli le musicien turc Ali Doğan Gönültaş, dont les sonorités inspirées de la folk anatolienne ont trouvé un écrin idéal dans ce site chargé d'histoire, tandis qu'à Salé, Saïd Oueld Lhouate et Walid Rahmani ont conclu la programmation marocaine dans une ambiance populaire, festive et familiale.Cette soirée de clôture a surtout symbolisé une nouvelle étape dans l'histoire de Mawazine. En intégrant le Stade Prince Moulay Abdellah à son parcours et en ouvrant davantage sa programmation à des formats toujours plus ambitieux, le festival confirme son évolution parmi les plus grands rendez-vous musicaux internationaux.Jusqu'à la dernière note, Rabat et Salé auront vibré au rythme d'une édition qui a su réunir les générations, les styles musicaux et les cultures, faisant une nouvelle fois de Mawazine un véritable carrefour des musiques du monde.