Zambie : Hichilema reconduit à la présidence pour un second mandat
Le président élu de la Zambie, Hakainde Hichilema

Le président élu de la Zambie, Hakainde Hichilema, prêtera officiellement serment le 1er septembre 2026, après l’expiration du délai légal permettant de contester les résultats de l’élection présidentielle.

Selon le Secrétariat du gouvernement, aucun recours n’a finalement été enregistré auprès des juridictions compétentes dans le délai de sept jours prévu par la loi. La cérémonie d’investiture se tiendra donc mardi prochain, conformément à l’article 105 de la Constitution zambienne. Le lieu de l’événement doit encore être précisé.D’après les résultats officiels proclamés par la Commission électorale, Hakainde Hichilema a remporté le scrutin du 13 août avec environ 60% des suffrages, devançant son principal rival, Brian Mundubile, crédité de près de 38%.L’élection reste toutefois entourée de tensions politiques. Brian Mundubile avait annoncé son intention de saisir la Cour constitutionnelle afin de contester les résultats. Dans le même temps, plusieurs de ses proches collaborateurs ont été arrêtés et le chef de l’opposition a été convoqué par la police dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées menaces contre la sécurité nationale.Les tensions ont également été alimentées par la fermeture temporaire des principaux tribunaux du pays, une mesure qui a empêché l’accès aux juridictions au moment où l’opposition envisageait de déposer un recours.Une présidence sous pression économiqueCette nouvelle mandature intervient alors que la Zambie tente de consolider son redressement économique. Deuxième producteur de cuivre du continent africain, le pays sort progressivement d’une grave crise financière qui avait notamment conduit à un défaut de paiement sur sa dette souveraine en 2020, en pleine pandémie de Covid-19.Le premier mandat de Hichilema a été largement marqué par la restructuration de cette dette et par la mise en œuvre de réformes soutenues par le Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement a également dû composer avec plusieurs chocs, notamment les sécheresses, les pénuries d’électricité et la dépréciation de la monnaie nationale.Le mandat qui s’ouvre, couvrant la période 2026-2031, sera le dernier pour Hakainde Hichilema. La Constitution zambienne limite en effet à deux le nombre de mandats présidentiels qu’un chef de l’État peut exercer.**related_articles[21575-Sahara marocain : Lusaka appuie fermement le plan d’autonomie ]**