Législatives 2026 : le coup de pouce financier aux jeunes, MRE et personnes handicapées
Un parlement plus représentatif et plus inclusif

À l’approche des législatives de 2026, le système électoral mise sur de nouvelles incitations pour diversifier les profils au sein de la Chambre des représentants. Jeunes, MRE et personnes en situation de handicap bénéficient désormais de mesures financières renforcées pour favoriser leur accès au Parlement.

Le Parlement veut rajeunir et diversifier ses rangs et le dispositif électoral évolue pour favoriser une représentation plus large des différentes catégories. Jeunes, Marocains résidant à l’étranger (MRE) et personnes en situation de handicap sont désormais au cœur d’un mécanisme d’incitations financières destiné à encourager leur accès à l’hémicycle. Objectif ? Renforcer la présence de ces catégories dans la vie politique nationale, en agissant notamment sur les leviers financiers dont bénéficient les formations politiques.Soutien renforcé pour les jeunes et les MRELe nouveau dispositif revoit ainsi à la hausse les incitations accordées aux partis politiques afin de les pousser à privilégier davantage les candidatures de jeunes et de MRE lors des prochaines échéances électorales. Pour les candidats âgés de 35 ans au plus et les Marocains établis à l’étranger, le soutien financier lié aux sièges remportés dans les circonscriptions électorales locales est ainsi revalorisé.L’aide correspond désormais à six fois le montant accordé pour les autres candidatures, contre cinq fois auparavant. Une évolution qui vise à donner davantage de poids à ces candidatures dans les stratégies électorales des partis.Personnes en situation de handicap intégrées au dispositifAutre nouveauté : le mécanisme d’incitation financière est étendu aux candidates et candidats en situation de handicap. À travers cette mesure, le système électoral entend favoriser leur accès à la Chambre des représentants et renforcer leur participation à la vie politique et à la gestion de la chose publique.Le dispositif introduit également une modification concernant la place des jeunes et des femmes dans les listes électorales. Pour pouvoir bénéficier du financement public, les partis devront désormais placer en tête de leurs listes, dans les circonscriptions régionales et locales, des candidates ou candidats âgés de 35 ans au maximum. Le seuil était auparavant fixé à 40 ans. Cette réduction de l’âge maximal vise à renouveler davantage les profils appelés à figurer parmi les candidats placés en position éligible.Les partis au cœur du dispositifAu-delà des mécanismes financiers, l’efficacité de ces mesures dépendra toutefois de leur traduction concrète dans les choix opérés par les formations politiques. Ce sont en effet les partis qui détiennent une part déterminante de la clé d’accès à la représentation parlementaire. Leur engagement dans la promotion de candidatures issues de la jeunesse, de la communauté marocaine établie à l’étranger et des personnes en situation de handicap sera donc décisif pour que les nouvelles dispositions produisent l’effet recherché.Si le dispositif électoral fixe un cadre incitatif, il reste désormais à voir dans quelle mesure les formations politiques s’en saisiront pour faire évoluer et diversifier la composition de la prochaine Chambre des représentants.Avec MAP