La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. Depuis ce dimanche, la fabrication et la distribution à des fins commerciales des sacs et emballages plastiques à usage unique sont interdites, poussant pharmacies, supermarchés et grandes surfaces à se tourner progressivement vers des solutions alternatives.
Cette mesure découle d’un décret adopté en septembre 2024, qui prévoit l’interdiction progressive de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des emballages et objets en plastique à usage unique sur l’ensemble du territoire national.
Les autorités prévoient également de renforcer le contrôle des importations de matières premières destinées à la production d’emballages plastiques, afin d’accompagner la réduction progressive de leur utilisation.
Pour préparer cette nouvelle phase, des équipes du ministère de l’Environnement et du Développement durable ont mené des actions de sensibilisation auprès de plusieurs départements ministériels à Conakry. L’objectif : présenter les produits désormais concernés par les restrictions et promouvoir des solutions de substitution.
À travers cette politique, le gouvernement entend limiter les conséquences des déchets plastiques sur l’environnement, notamment sur les ressources en eau et les sols, et contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations.
La transition ne se fait toutefois pas sans interrogations. Certains commerçants et consommateurs s’inquiètent notamment du prix, de la disponibilité et de l’accessibilité des alternatives aux emballages plastiques.
L’interdiction de la fabrication et de la distribution commerciale des plastiques à usage unique marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre progressive de la politique guinéenne de réduction des déchets plastiques.**related_articles[23056-Assainissement : la Guinée adopte une nouvelle politique nationale]**