Zimbabwe. La sécheresse menace la croissance

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour le Zimbabwe en 2027.

L’institution table désormais sur une progression de 3,5 %, contre 4,5 % dans sa prévision précédente, en raison notamment de l’impact attendu d’une diminution des précipitations et du risque de sécheresse.

Pour 2026, le FMI maintient en revanche son estimation de croissance à 5 %. L’institution se montre par ailleurs plus optimiste pour 2025. Elle a relevé sa prévision de croissance à 8,3 %, contre 7,5 % précédemment.

Selon le Fonds, la révision des perspectives pour 2027 tient déjà compte du dispositif de réponse à la sécheresse mis en place par les autorités zimbabwéennes. Mais les risques restent importants. Une sécheresse plus sévère qu’anticipé, un retard dans la mise en œuvre des mesures d’atténuation ou une efficacité moindre de celles-ci pourraient davantage peser sur l’activité économique.

Sur le front budgétaire, le FMI souligne que les résultats enregistrés à fin juin sont ressortis meilleurs que prévu. L’institution maintient toutefois ses préoccupations concernant les choix opérés en matière de dépenses publiques.

Elle estime notamment que l’insuffisance des dépenses sociales protégées et des dépenses jugées prioritaires demeure un sujet majeur pour les autorités zimbabwéennes.

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