Finances publiques. Le déficit budgétaire recule légèrement à fin août
Le déficit budgétaire s’établit à 58,6 milliards de dirhams à fin août 2026, contre 59,5 milliards un an plus tôt. L’amélioration reste limitée, malgré une progression de 10,3% des recettes fiscales, alors que les dépenses ordinaires continuent de progresser et que l’investissement public maintient un rythme soutenu.
Les finances publiques marocaines affichent une légère amélioration de leur solde budgétaire au terme des huit premiers mois de 2026. Selon la dernière situation des charges et ressources du Trésor publiée par le ministère de l’Économie et des Finances, le déficit budgétaire atteint 58,6 milliards de dirhams, contre 59,5 milliards à fin août 2025.Les recettes fiscales dépassent 247 milliards de DHL’amélioration du solde repose notamment sur la progression des recettes fiscales. Celles-ci, constituées principalement des recettes de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur les sociétés et de la TVA, dépassent 247,5 milliards de dirhams à fin août.Elles enregistrent ainsi une hausse de 10,3% sur un an, avec un taux de réalisation de 67,5% par rapport aux prévisions. Les recettes non fiscales s’établissent, pour leur part, à 29,5 milliards de dirhams. Elles intègrent notamment les versements effectués par les établissements et entreprises publics, pour un montant de 11,7 milliards de dirhams.Dans le détail, Bank Al-Maghrib a versé 4,4 milliards de dirhams, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) 2,5 milliards et l’OCP 4,1 milliards de dirhams. Les mécanismes de financement innovants ont, de leur côté, contribué à hauteur de 9,9 milliards de dirhams.Du côté des charges, les dépenses ordinaires atteignent 268,2 milliards de dirhams à fin août, soit un taux d’exécution de 70,7%. Elles progressent de 26,2 milliards de dirhams par rapport à la même période de 2025. Cette augmentation s’explique principalement par la hausse des dépenses de biens et services, qui progressent de 11,4%.La charge des intérêts de la dette augmente également de 9,1%, tandis que les dépenses de compensation progressent de 6,2%.L’investissement public reste dynamiqueLes dépenses d’investissement poursuivent parallèlement leur progression. Elles atteignent 75,7 milliards de dirhams à fin août, en hausse de 11,4% sur un an. Le taux d’exécution s’établit à 65,9% des prévisions inscrites dans la Loi de finances.Autre évolution notable : les comptes spéciaux du Trésor affichent un solde positif de 4,9 milliards de dirhams à fin août 2026, alors qu’ils enregistraient un déficit de 4,5 milliards à la même période de 2025.Ce retournement, soit une amélioration de 9,4 milliards de dirhams, contribue à réduire la pression sur le solde global des finances publiques.