Burkina Faso. Retour de la peine de mort
Le Burkina Faso a adopté mardi un nouveau Code pénal réintroduisant la peine de mort pour plusieurs infractions, notamment le terrorisme, la trahison et l’espionnage.
Le texte a été approuvé à l’unanimité par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP), lors d’une séance retransmise sur la radio du Parlement.Cette réforme remplace le Code pénal de 2018, qui avait aboli la peine capitale dans le pays.Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a justifié cette décision par les exigences de la lutte contre le terrorisme. Selon lui, certains groupes armés recrutent des combattants en leur faisant croire qu’ils ne risquent que la prison à vie, même en cas d’arrestation pour des actes terroristes.Pour le gouvernement, le durcissement de la législation vise ainsi à renforcer les sanctions contre les auteurs et les complices d’actes terroristes. Les infractions liées à la trahison et à l’espionnage sont également concernées par le rétablissement de la peine capitale.La dernière exécution judiciaire au Burkina Faso remonte à 1988.**related_articles[23214-Or : le Burkina Faso lance sa raffinerie]**