Cinema
FIFM. Quand l’art dit non au box-office : Virginie Efira et Chiara Mastroianni défendent un cinéma libre à Marrakech
Ce dimanche 30 novembre 2025, au théâtre Meydene de Marrakech, la salle était comble pour accueillir deux figures majeures du cinéma européen : Virginie Efira et Chiara Mastroianni. Animée par Charles Tesson, leur discussion a exploré leurs parcours, leurs doutes et, surtout, leur vision passionnée d’un cinéma affranchi de la pression du rendement.
Kawtar Firdaous
Virginie Efira et Chiara Mastroianni animent une masterclass au théâtre Meydene à Marrakech- gettyimages.
Virginie Efira a raconté comment son désir de cinéma remonte à l’enfance : « J’avais 5 ans quand j’ai commencé à y réfléchir. » Malgré la peur, un passage par la télévision, des doutes sur sa légitimité, elle a persisté. Un tournant a eu lieu avec « Victoria » de Justine Triet, une expérience qui a élargi ses choix vers des films plus ambitieux.
Chiara Mastroianni, quant à elle, a évoqué l’héritage familial, -fille de deux géants du cinéma-, et ses propres hésitations à se lancer. Elle a confié avoir longtemps tenté de se convaincre qu’elle ne voulait pas faire ce métier, tiraillée entre tradition et liberté. Puis, encouragée notamment par des rencontres, elle a trouvé le courage d’embrasser une carrière fidèle à son envie d’authenticité, même si ses films n’ont pas toujours été des succès commerciaux.
Le cinéma face à la dictature du rendement
Au cœur de leur échange résonnait un message fort : le cinéma ne doit pas obéir uniquement à la logique des recettes. Virginie Efira a souligné combien le « diktat du rendement » pèse aujourd’hui lourdement sur les choix artistiques. Pour Chiara Mastroianni, il est urgent de défendre un cinéma souvent qualifié « d’ingrat » - des œuvres audacieuses, intimes, risquées, loin des formules sécurisées.
Elles ont plaidé pour un cinéma capable d’explorer les contradictions, d’oser l’émotion, le doute, la nuance - là où le box-office ne voit qu’un produit à rentabiliser. Pour elles, l’art du cinéma doit rester un « espace de liberté », un lieu de sens plutôt que de calcul.
Une promesse de collaboration — et un appel à la pluralité
En filigrane de cette rencontre, un désir partagé : celui de voir coexister plusieurs cinémas - comédie, auteur, drame intime, film engagé - sans hiérarchie imposée. Virginie Efira a même exprimé l’espoir d’un jour partager l’écran avec Chiara Mastroianni, en une image symbolique de cette pluralité.
Leur échange s’inscrit aussi dans l’esprit du Festival International du Film de Marrakech (FIFM 2025), dont le programme « Conversations » offre un espace rare de réflexion sur les enjeux profondes du 7ᵉ art, loin des projecteurs commerciaux, au cœur de l’intime et de la création.
Chiara Mastroianni, quant à elle, a évoqué l’héritage familial, -fille de deux géants du cinéma-, et ses propres hésitations à se lancer. Elle a confié avoir longtemps tenté de se convaincre qu’elle ne voulait pas faire ce métier, tiraillée entre tradition et liberté. Puis, encouragée notamment par des rencontres, elle a trouvé le courage d’embrasser une carrière fidèle à son envie d’authenticité, même si ses films n’ont pas toujours été des succès commerciaux.
Le cinéma face à la dictature du rendement
Au cœur de leur échange résonnait un message fort : le cinéma ne doit pas obéir uniquement à la logique des recettes. Virginie Efira a souligné combien le « diktat du rendement » pèse aujourd’hui lourdement sur les choix artistiques. Pour Chiara Mastroianni, il est urgent de défendre un cinéma souvent qualifié « d’ingrat » - des œuvres audacieuses, intimes, risquées, loin des formules sécurisées.
Elles ont plaidé pour un cinéma capable d’explorer les contradictions, d’oser l’émotion, le doute, la nuance - là où le box-office ne voit qu’un produit à rentabiliser. Pour elles, l’art du cinéma doit rester un « espace de liberté », un lieu de sens plutôt que de calcul.
Une promesse de collaboration — et un appel à la pluralité
En filigrane de cette rencontre, un désir partagé : celui de voir coexister plusieurs cinémas - comédie, auteur, drame intime, film engagé - sans hiérarchie imposée. Virginie Efira a même exprimé l’espoir d’un jour partager l’écran avec Chiara Mastroianni, en une image symbolique de cette pluralité.
Leur échange s’inscrit aussi dans l’esprit du Festival International du Film de Marrakech (FIFM 2025), dont le programme « Conversations » offre un espace rare de réflexion sur les enjeux profondes du 7ᵉ art, loin des projecteurs commerciaux, au cœur de l’intime et de la création.
